Ma déclaration au Conseil Municipal du 30 mars 2012 Suite à la démission de Benoît Blineau et d’Isabelle Loirat du Conseil Communautaire

Monsieur le Maire, chers collègues,

Ce dossier qui vise  à procéder à l’élection de nouveaux représentants de la Ville au sein du Conseil communautaire de Nantes Métropole, me concerne au premier chef, puisque, comme l’a déclaré un membre de votre majorité :
“Il s’agit en réalité d’une manœuvre politicienne qui vise à écarter André Augier  du Conseil de la Métropole ».

Elu centriste sans étiquette, j’ai toujours privilégié dans mon travail une approche non partisane, avec pour seul objectif de mettre mes compétences au service de notre collectivité.

Vous savez tout l’intérêt que je porte aux dossiers qui traitent de la culture, du patrimoine et du centre-ville.

Vous savez aussi que mon engagement profond aux côtés du monde associatif  a souvent contribué à renforcer ses liens avec la Ville et la Métropole.

Nantais depuis toujours, j’aime travailler sans a priori,  au service de notre agglomération et de ses habitants. C’est peut-être pour cela que je suis la cible aujourd’hui de cette manœuvre aussi inattendue que brutale.

Je suis désolé que cela ait pour première conséquence de remettre en cause l’élection de l’ensemble des délégués de la commune à Nantes Métropole, intervenue le 21 mars 2008.
Ceci étant on peut aussi s’interroger sur des règles de fonctionnement qui aboutissent en réalité à fragiliser la bonne marche démocratique de ce Conseil.
Que deux démissions au sein du Conseil communautaire, suffisent à obliger notre collectivité, à trois semaines des élections présidentielles à se pencher sur de petits règlements de comptes entre élus, cela ne peut avoir qu’un effet déplorable sur la perception que peuvent avoir les électeurs sur le fonctionnement de notre démocratie.

Mais comme je suis persuadé que les nantais rejettent par nature toute forme de sectarisme, j’ai décidé de me présenter seul et libre devant vos suffrages. Même si je mesure  les limites de cette candidature, je pense que les valeurs d’ouverture et de dialogue auxquelles je suis attaché légitiment bien ma démarche.

Résultat du vote : Un siège de perdu pour l’opposition au conseil de Nantes Métropole (celui que j’occupais), et ce au profit de la majorité municipale.

Cela se passe de tout commentaire.

HOMMAGE A YVES COSSON

“Nantes au coeur” ce recueil de poésies publié il y a quelques années résumait bien la délicatesse, la subtilité et l’humanité de notre grand poète nantais.

Observateur discret de la ville et de la vie quotidienne de ses habitants, il partageait avec nous, qui le rencontrions dans le quartier, ses émotions du moment.
Dans la joie, dans la peine, nous échangions entre “Contrescarpe et Calvaire “qu’il a si délicieusement évoqué au fil de ses vers.
Tous les sujets abordés ensemble apportaient joie de vivre et réconfort.

Par chance, j’avais aussi eu le privilège de suivre son enseignement en sixième,  au lycée Victor-Hugo; c’est ainsi que dès le premier jour je me suis senti, rassuré, encouragé et soutenu par un grand humaniste. C’est avec lui que j’ai commencé vraiment à aimer la langue française et son style.

Son amour de la nature et des arbres dans la ville m’a encouragé bien des fois à prendre leur défense. Les vers de son très beau poème  “ Mes tilleuls massacrés …” sont restés gravés dans ma mémoire.

Heureusement, Yves Cosson est l’auteur d’une œuvre considérable de poète, il continuera  ainsi à tenir compagnie aux Nantais.

NOUVEAU BUDGET POUR LE VOYAGE A NANTES 2012

Délégation de Service public pour la gestion et la mise en oeuvre de la politique touristique  Programme annuel et subventions 2012
Groupe Démocratie et Progrès – Intervention d’André Augier le 10 février 2012
au Conseil Communautaire

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce dossier est important pour notre Métropole, à deux titres : premièrement, parce que le plan d’action annoncé est très ambitieux et deuxièmement, parce que la contribution demandée à notre collectivité pour 2012, s’élève à 7 724 000 euros.

Et ce, dans un contexte économique et touristique des plus mal orientés.
En effet, la crise de l’Euro ne favorisera probablement pas une augmentation du tourisme européen, d’autant plus que la date choisie pour l’événement “Le Voyage à Nantes 2012” risque d’entrer en collision avec le déroulement des jeux Olympiques Londoniens, qui se déroulent exactement au même moment.

Ceci étant posé, il y a de bonnes intentions et de bonnes idées dans ce dossier.

En particulier, le choix du site d’accueil touristique rue des Etats, il correspond d’ailleurs à une demande que nous avions formulée pendant le précédent mandat.
De même, nous sommes ravis par la mutation prévue à la Station Prouvé.

Sur la promotion de la destination, on ne pourra apporter un jugement, qu’après coup.   Ce n’est pas forcément la somme des actions entreprises dans ce domaine qui compteront, mais plutôt les éventuelles retombées économiques.

Par contre, lorsque l’on aborde la mission commercialisation déléguée à la SPL, tout paraît plus flou dans ce dossier.
La raison en est probablement, que la gestion de cette structure, qui a pourtant plus d’une année d’existence, n’a rien à voir avec les objectifs ambitieux que nous lui avons fixés.

Les Conseils d’Administration se suivent et se ressemblent, le dernier était éloquent.
Trois heures consacrées à la présentation des idées et des projets de la SPL.
Quinze minutes tout au plus, pour la discussion et le vote du Budget 2012, qui s’élève quand même au total à plus de 32 millions d’euros.
De plus, les administrateurs on reçu, pour toute information sur ce point crucial, cette simple feuille de papier, quasiment illisible, truffée d’erreurs comptables, d’ailleurs reconnues par l’adjointe du directeur, chargée de présenter ce dossier.

Lorsque j’ai cité en exemple les documents très élaborés et détaillés qui étaient adressés aux administrateurs de l’ancienne SEM Nantes Culture Patrimoine, on m’a répondu que la SPL avait une envergure et un nombre de salariés bien supérieurs, et qu’elle ne pouvait donc pas être en mesure de nous communiquer autant d’éléments sur le Budget, que cette société. Je ne vous cache pas qu’à ce moment là, je me suis demandé si je rêvais.

Enfin, ayant voulu faire mon travail d’administrateur le plus consciencieusement possible, je me suis quand même permis de poser des questions sur ce budget 2012.
J’ai été ainsi extrêmement étonné par le fait qu’il n’y ait pas une seule rentrée prévue pour
”Le Voyage à Nantes 2012”. Il n’est pas normal que sur un budget avoisinant 8 millions d’euros, il n’y ait pas un centime de retombée immédiate pour la SPL.
On m’a aussi affirmé qu’il n’y avait aucune inquiétude à se faire sur les résultats comptables de la SPL, puisque d’ors et déjà, celle ci avait augmenté le nombre de ses salariés et que dans la foulée le chômage allait diminuer sur le territoire de la Métropole.

En réalité, ce qui est choquant dans toute cette affaire, c’est qu’au moment où un grand nombre de nos concitoyens  sont fragilisés matériellement dans le cours de leur vie quotidienne, l’on fasse des paris et des choix, sans mettre toutes les chances de notre côté.
Pourtant, les mises en garde de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion d’Estuaire et du Lieu Unique par son Directeur devraient vous servir de leçon.
On peut avoir de très bonnes idées et être un piètre gestionnaire, beaucoup d’artistes connaissent cette problématique.
Il suffirait de l’intégrer dans votre approche et de faire appel le plus rapidement possible à des compétences administratives proportionnées à nos ambitions touristiques et culturelles.

Pourquoi ne pas ne pas s’inspirer des méthodes de gestion, de la Folle Journée, qui elle, a toujours réservé de bonne surprises aux habitants de la Métropole.

Dans ces conditions, malgré les bonnes idées affichées, il nous sera impossible de voter en faveur de ce dossier.

A NANTES TOUT LE MONDE N’EST PAS EGAL FACE A LA CRISE

Le Maire a décidé de demander au prochain Conseil Municipal une rallonge de trois millions d’euros pour Jean Blaise et son événement “Le Voyage à Nantes 2012”.

Je vous communiquerai, dans les tous prochains jours,  plus de détails sur cette augmentation incroyable.
Cet événement très médiatisé (présenté comme un “pari “ par son organisateur), devait coûter un million d’euros aux contribuables nantais, il passera ainsi à quatre millions d’euros.
Etre proche du Maire c’est payant !

BONNE ANNEE 2012

Que cette nouvelle année me permette de répondre le mieux possible aux attentes des nantais.

Dans le contexte économique actuel, mes activités d’élu, seront placées sous le signe du devoir renforcé de solidarité vis à vis de nos concitoyens les plus fragiles.

J’exercerai donc, une vigilance accrue,  pendant toute l’année à venir, sur les dépenses de notre collectivité. En effet, nous sommes en droit, compte tenu des circonstances,  d’exiger de la majorité municipale une meilleure gestion de vos impôts.

Ainsi, on peut se poser la question de savoir s’il était vraiment urgent de se lancer dans des opérations d’aménagement très coûteuses, comme celle de la place Graslin (lampadaires à 350 000 euros pièces n’ayant aucun rapport ornemental avec l’architecture de Crucy), ou celle du square Elisa Mercœur (là, on coupe des arbres anciens qui ne coûtaient rien à la collectivité pour les remplacer à grands frais par de nouveaux sujets). Sur le même projet, l’urbaniste Bruno Fortier a obtenu  l’accord de la Ville pour la réalisation d’un “miroir d’eau” à 2,5 millions d’euros.
Ces goûts de luxe, dont un des mobiles est d’impressionner les électeurs avant l’échéance municipale de 2014, sont inacceptables en pleine crise économique.

Que penser aussi du traitement de faveur réservé aux grands groupes internationaux de promotion immobilière (Carré Feydeau, projet immobilier sur le site des petites sœurs des pauvres, etc.). N’oublions pas que la densification urbaine voulue par le Maire, se fait avant tout à leur profit, ce qui est inadmissible.

Enfin, les dépenses de communication de la Ville et des organismes qui en dépendent, ont atteint un seuil indécent au moment où tous les nantais voient leur qualité de vie diminuer.

Je déploierai donc toute mon énergie dans les prochains mois, afin d’obtenir de la majorité municipale, qu’elle recentre ses priorités sur l’amélioration de la qualité de vie quotidienne de tous les nantais.
Vous serez bien sûr, les premiers informés des démarches que j’aurai entreprises et des résultats que j’aurais obtenus.

“Le Voyage à Nantes 2012 “ Mes craintes se sont malheureusement vérifiées.

Dans mon intervention à la réunion de Nantes Métropole, vendredi 9 décembre 2011 (voir ci-dessous), j’attirais l’attention de mes collègues sur le fait, qu’à six mois du commencement de la Biennale “Le Voyage à Nantes 2012”, le programme de cette manifestation n’était toujours pas bouclé.
La vice-présidente en charge du tourisme, m’a répondu ce jour là, que tout était quasiment finalisé et que l’on pouvait croire le directeur de la SPL, lorsque ce dernier nous assurait qu’il n’y avait pas d’inquiétude à se faire sur l’organisation de l’événement 2012.

Ce matin, mardi 13 décembre, dans le journal Ouest-France, le directeur du “Voyage à Nantes”, nous annonce qu’il a décidé d’amputer la durée de l’événement touristique et culturel de l’été 2012, qui avait pour objectif de promouvoir Nantes Métropole en tant que grande destination touristique.
Il nous explique que ce changement de programme est lié au fait qu’il n’a pas mesuré en temps utile, les coûts exacts de l’événement dont il était chargé par la SPL.

On ne peut que regretter, une fois de plus, la légèreté dont fait preuve ce dirigeant culturel, dans l’exercice de ses fonctions. Car, cet événement phare qui devait se prolonger pendant tout l’été, jusqu’au 2 septembre,  prendra fin dès le 19 août, ce qui empêchera sa jonction avec “Les Rendez Vous de l’Erdre”, comme prévu initialement.

Comment se fait-il que les élus de Nantes Métropole n’aient pas été informés de cette décision, avant le vote de la prolongation de la délégation de service public, vendredi dernier ?

Pourquoi la Présidente de la SPL “Le Voyage à Nantes”, par ailleurs, vice-présidente de Nantes Métropole en charge du tourisme, a t’elle été tenue dans l’ignorance de ce changement de programme considérable ?
La même question se pose bien sûr, pour tous  les membres du Conseil d’Administration, qui se sont pourtant réunis le 25 novembre 2011.

Tous ceux qui sont en charge de la gestion des deniers publics, apprécieront comme il se doit, la désinvolture, dont fait preuve, en pleine crise économique, ce directeur, qui aime tant prendre des risques avec l’argent des contribuables de Nantes Métropole.

Délégation de Service Public pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique.

Groupe Démocratie et Progrès – Intervention d’André Augier 9 décembre 2011

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce dossier qui vise à la prolongation de la DSP pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique de Nantes Métropole, découle comme vous nous le dites, du report de la biennale Estuaire, dénommée aussi “Voyage à Nantes 2012”.

Dans des circonstances normales, cette délégation et l’avenant qui s’y rapporte, ne feraient probablement pas débat.
Mais je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points qui nous obligent à exercer une vigilance renforcée sur les tenants et aboutissants de cette proposition.

Tout d’abord, les récentes mises en garde émises par la Chambre Régionale des Comptes, sur la gestion des précédentes biennales par l’actuel directeur du “Voyage à Nantes”, par ailleurs à l’origine de ces événements, ne peuvent être prises à la légère par notre collectivité.

Ensuite, le coût très important de cette manifestation pour le contribuable, ne peut être déconnecté de l’environnement économique extrêmement inquiétant qui nous assaille chaque jour un peu plus.
D’ailleurs, le nombre croissant de nos concitoyens qui sont fragilisés par cette crise, nous impose d’éviter tout dérapage, dans la conduite de nos politiques, quel quelles soient.
La culture et le tourisme, ne peuvent se soustraire à cette règle générale, sous peine d’être montrés du doigts par tous ceux qui n’ont plus de moyens décents de subsistance.

Malheureusement, le dernier Conseil d’Administration de la SPL “Le Voyage à Nantes” est loin de nous avoir rassuré.
A six mois de la prochaine biennale le Directeur de cette structure, est encore dans l’incapacité de nous présenter un programme définitivement bouclé, il évoque aussi d’ultimes arbitrages budgétaires, alors que son enveloppe budgétaire est fixée depuis longtemps.
Les recettes sont connues, globalement, par contre il semble que le coût des œuvres et des différentes manifestations n’est pas encore  établi avec précision.

Cette situation est paradoxale, car souvenez vous, cette biennale aurait dû se dérouler en 2011, elle a été reportée pour permettre la réalisation d’un événement de grande ampleur dans des conditions optimum de préparation. Je vous rappelle aussi, que ce retard a entraîné un surcoût très important pour notre collectivité.

Enfin, ce qui est inquiétant dans cette situation, c’est que tous les organisateurs d’événements de ce type, vous diront que normalement toute la programmation devrait être bouclée au moins un an avant sa réalisation. Ceci, afin de permettre de peaufiner les détails pratiques afférents à tout ce qui s’adresse à un très large public.
D’ailleurs on ne peut s’empêcher de considérer qu’il y a beaucoup d’amateurisme, dans la démarche de notre fameux directeur, car enfin, programmer deux fois le même artiste sur deux lieux différents, à l’occasion d’un même événement, cela ne fait pas très sérieux.

Intervention reprise dans Ouest-France du samedi 10 décembre.