JOEL OLIVIER

AU CINEMATOGRAPHE SAMEDI 22 OCTOBRE 2011
HOMMAGE A JOEL OLIVIER, DECEDE EN JANVIER 2011

 

Joël, que j’avais rencontré à Nantes, alors qu’il exerçait ses fonctions à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville, était devenu un ami. Et l’est demeuré jusqu’à la fin.

Nous aimions échanger sur les grands sujets culturels du moment. Il était passionné par tout ce qui y touchait de près ou de loin.

Homme d’une grande honnêteté dans son travail, il exigeait une éthique impeccable dans la conduite des dossiers dont il avait la charge. Ce qui, il faut le reconnaître, ne lui a pas toujours facilité la vie.

Passionné par le cinéma en général, par les films d’art et d’essai en particulier, il avait trouvé les mots justes pour m’engager à apporter tout mon soutien au Festival du Cinéma Espagnol et au Cinématographe.

Cette salle emblématique, où vous vous trouvez réunis ce soir a vu son existence menacée à plusieurs reprises, il fallait la sauver, pour le cinéma, pour les nantais, pour ce quartier. Il a mis toute son énergie au service de cette cause et réussi à convaincre les décideurs de l’intérêt qu’il y avait à préserver cette chapelle du grand écran.

Au Conseil Municipal, j’ai plaidé autant que faire se peut, pour le maintien des activités du cinématographe, avec à l’appui, des arguments qu’il m’avait suggéré d’employer.
Appel entendu à cent pour cent par la Municipalité qui a décidé à l’unanimité de donner les moyens financiers nécessaires au fonctionnement du Cinématographe.

La leçon que nous a donnée Joël sur la gestion de ce dossier, c’est qu’il ne faut jamais se décourager, lorsqu’une cause est juste et bénéfique pour tous.

AU MOINS LES FAÇADES DE CRUCY SONT INTACTES !

Deux images du projet parues dans la Presse.

Comme pour le cours des 50 Otages, la place Bretagne et la place Royale, le nouvel aménagement de la place Graslin dévoilé depuis peu aux Nantais, est sans aucun doute appelé à un grand succès populaire.

Si l’architecte, Monsieur Yves Steff, n’a rien renié de son grand style minéral, il apparait ici presque « échevelé » : sans surprise la suppression du trafic automobile, plus étonnant en revanche l’installation de jeux d’eau et de luminaires rococo. Que ceux qui redoutent l’irruption d’une fontaine de Trevi ruisselante et géniale au pied des marches du théâtre  se rassurent : l’inspiration est « Années 60″ pour le bassin et « Belle Epoque » pour les luminaires (le lustre 1900 de la salle de spectacle!). Un compromis bien nantais donc …

Une fois de plus, Nantes s’affranchit avec désinvolture de tout ce qui, face au patrimoine, dans d’autres villes probablement plus timorées (Rennes, Bordeaux, Salamanque, Rome, etc…), bride et contraint : la préservation maniaque et la restauration méticuleuse de tout ce qui est d’origine, la référence constante à l’Histoire aidée par l’archéologie pour tout ce qui a disparu, et enfin la prise en compte impérieuse de la ville latine, de son pouls, de ses flux, de ses fièvres.

Après ce nouvel opus et pour terminer le « relookage » de Nantes, il restera une dernière place à traiter : la place St-Pierre. Gageons que ce sera pour Monsieur Steff un point d’orgue magistral !

Envoyez-nous vos projets de la place Graslin : nous les publierons sur la page du blog.

ESTUAIRE ET GESTION DE LU, RAPPORT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES

ANDRE AUGIER AU CONSEIL MUNICIPAL VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 :
Ce dossier comporte de très bonnes choses, entre autres, l’aide complémentaire à l’ANO et celle destinée à l’association “Bonne garde”.
Pour ce qui concerne le CRDC, là encore, rien à dire sur le principe d’une subvention d’investissement.
Mais, comme cette association vient de faire l’objet d’un contrôle par la Chambre Régionale des Comptes qui a émis un certain nombre de critiques sur sa gestion et ses activités, il aurait été préférable que le dossier 34 qui s’y rapporte nous soit présenté avant le vote de cette subvention.
D’autant plus, que vous avez toujours refusé de prendre en considération nos mises en garde, maintenant qu’elles s’avèrent justifiées, la moindre des politesses était d’avoir l’honnêteté de reconnaître vos erreurs, avant de nous demander de voter une nouvelle subvention pour cette association.
Compte tenu du degré de l’engagement financier de la Ville dans cette association, vous auriez dû exercer un contrôle plus rigoureux sur sa gestion et ses finances. C’est le contraire qui s’est produit, vous avez tout fait pour cacher aux nantais la réalité des dérapages.
Le non respect du contrat d’objectif pour la saison 2008/2009, avec baisse de la fréquentation et création artistique insuffisante, vous auriez dû nous en parler lorsque nous vous avons interrogé sur ce point.
Les 1 600 000 euros d’emprunt pour couvrir les dépassements budgétaires d’Estuaire, aussi.
Les 2 100 000 euros de frais financiers et juridiques pour la biennale 2009, ont été passés sous silence, ce n’est pas acceptable. D’ailleurs, les nombreux contentieux engagés par cette association nous confirment dans l’idée qu’elle n’a pas su choisir avec discernement ses interlocuteurs.
Passons, sur les mauvaises relations avec les autres partenaires culturels, sur l’échec des relations avec les habitants de Malakoff et l’opacité sur la gestion de l’association.
Normalement toutes ces fautes devraient retomber sur le directeur de cette association, qui on nous le dit, avait les pleins pouvoirs.
Mais non, vous avez décidé de le récompenser en lui offrant une promotion, pour laquelle vous n’avez pas hésité à renvoyer un directeur qui avait lui, donné toute satisfaction.
Aujourd’hui, on comprend mieux, pourquoi il fallait précipiter la création d’un poste sur mesure pour le directeur du CRDC.
Tous les directeurs des institutions culturelles nantaises apprécieront à sa juste valeur cette marque de favoritisme qui fera tache sur votre gestion.

Le Square Elisa Mercoeur menacé

L’adoption des arbres : Une bonne initiative

Dimanche dernier, l’association des amis du square Elisa Mercoeur a mobilisé les nantais, contre le remplacement de cet espace boisé par de simples pelouses.

Aujourd’hui, lundi (Le Monde, lundi 3 octobre), l’Organisation des Nations Unies (FAO), exhorte nos dirigeants à prêter une attention accrue à la gestion et à la protection des arbres en milieu urbain.

“Outre le fait qu’ils améliorent la qualité de l’environnement urbain, les arbres protègent des vents violents et diffusent de la fraîcheur durant les journées de chaleur intense”.

“Ils offrent aux citadins des valeurs ajoutées récréatives et écologiques”.

“Ils constituent des oasis de biodiversité et offrent des services vitaux à l’écosystème, tels que la séquestration et le stockage du carbone”.

Effectivement, ces arbres anciens constituent une part de notre patrimoine environnemental commun, il est donc inadmissible que la Mairie, décide de supprimer ces arbres plantés il y a plus de cinquante ans.

Une réflexion globale sur ce quartier, aurait dû être menée au moment de la destruction de l’immeuble Neptune. J’avais attiré, à ce moment là,  l’attention de la majorité sur le fait que la création d’un espace vert à cet emplacement, aurait constitué un véritable poumon vert au cœur de la ville. De plus, la liaison Feydeau, Bouffay, Château des ducs de Bretagne aurait pris alors toute sa dimension. Valorisant ainsi, un patrimoine architectural de premier ordre.

Il est regrettable, que la Communauté Urbaine de Nantes, n’ait pas encore pris conscience de l’importance vitale des arbres en milieu urbain et continue de les considérer comme du mobilier que l’on supprime au gré des besoins immédiats des aménageurs et des promoteurs.