BONNE ANNEE 2012

Que cette nouvelle année me permette de répondre le mieux possible aux attentes des nantais.

Dans le contexte économique actuel, mes activités d’élu, seront placées sous le signe du devoir renforcé de solidarité vis à vis de nos concitoyens les plus fragiles.

J’exercerai donc, une vigilance accrue,  pendant toute l’année à venir, sur les dépenses de notre collectivité. En effet, nous sommes en droit, compte tenu des circonstances,  d’exiger de la majorité municipale une meilleure gestion de vos impôts.

Ainsi, on peut se poser la question de savoir s’il était vraiment urgent de se lancer dans des opérations d’aménagement très coûteuses, comme celle de la place Graslin (lampadaires à 350 000 euros pièces n’ayant aucun rapport ornemental avec l’architecture de Crucy), ou celle du square Elisa Mercœur (là, on coupe des arbres anciens qui ne coûtaient rien à la collectivité pour les remplacer à grands frais par de nouveaux sujets). Sur le même projet, l’urbaniste Bruno Fortier a obtenu  l’accord de la Ville pour la réalisation d’un “miroir d’eau” à 2,5 millions d’euros.
Ces goûts de luxe, dont un des mobiles est d’impressionner les électeurs avant l’échéance municipale de 2014, sont inacceptables en pleine crise économique.

Que penser aussi du traitement de faveur réservé aux grands groupes internationaux de promotion immobilière (Carré Feydeau, projet immobilier sur le site des petites sœurs des pauvres, etc.). N’oublions pas que la densification urbaine voulue par le Maire, se fait avant tout à leur profit, ce qui est inadmissible.

Enfin, les dépenses de communication de la Ville et des organismes qui en dépendent, ont atteint un seuil indécent au moment où tous les nantais voient leur qualité de vie diminuer.

Je déploierai donc toute mon énergie dans les prochains mois, afin d’obtenir de la majorité municipale, qu’elle recentre ses priorités sur l’amélioration de la qualité de vie quotidienne de tous les nantais.
Vous serez bien sûr, les premiers informés des démarches que j’aurai entreprises et des résultats que j’aurais obtenus.

“Le Voyage à Nantes 2012 “ Mes craintes se sont malheureusement vérifiées.

Dans mon intervention à la réunion de Nantes Métropole, vendredi 9 décembre 2011 (voir ci-dessous), j’attirais l’attention de mes collègues sur le fait, qu’à six mois du commencement de la Biennale “Le Voyage à Nantes 2012”, le programme de cette manifestation n’était toujours pas bouclé.
La vice-présidente en charge du tourisme, m’a répondu ce jour là, que tout était quasiment finalisé et que l’on pouvait croire le directeur de la SPL, lorsque ce dernier nous assurait qu’il n’y avait pas d’inquiétude à se faire sur l’organisation de l’événement 2012.

Ce matin, mardi 13 décembre, dans le journal Ouest-France, le directeur du “Voyage à Nantes”, nous annonce qu’il a décidé d’amputer la durée de l’événement touristique et culturel de l’été 2012, qui avait pour objectif de promouvoir Nantes Métropole en tant que grande destination touristique.
Il nous explique que ce changement de programme est lié au fait qu’il n’a pas mesuré en temps utile, les coûts exacts de l’événement dont il était chargé par la SPL.

On ne peut que regretter, une fois de plus, la légèreté dont fait preuve ce dirigeant culturel, dans l’exercice de ses fonctions. Car, cet événement phare qui devait se prolonger pendant tout l’été, jusqu’au 2 septembre,  prendra fin dès le 19 août, ce qui empêchera sa jonction avec “Les Rendez Vous de l’Erdre”, comme prévu initialement.

Comment se fait-il que les élus de Nantes Métropole n’aient pas été informés de cette décision, avant le vote de la prolongation de la délégation de service public, vendredi dernier ?

Pourquoi la Présidente de la SPL “Le Voyage à Nantes”, par ailleurs, vice-présidente de Nantes Métropole en charge du tourisme, a t’elle été tenue dans l’ignorance de ce changement de programme considérable ?
La même question se pose bien sûr, pour tous  les membres du Conseil d’Administration, qui se sont pourtant réunis le 25 novembre 2011.

Tous ceux qui sont en charge de la gestion des deniers publics, apprécieront comme il se doit, la désinvolture, dont fait preuve, en pleine crise économique, ce directeur, qui aime tant prendre des risques avec l’argent des contribuables de Nantes Métropole.

Délégation de Service Public pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique.

Groupe Démocratie et Progrès – Intervention d’André Augier 9 décembre 2011

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce dossier qui vise à la prolongation de la DSP pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique de Nantes Métropole, découle comme vous nous le dites, du report de la biennale Estuaire, dénommée aussi “Voyage à Nantes 2012”.

Dans des circonstances normales, cette délégation et l’avenant qui s’y rapporte, ne feraient probablement pas débat.
Mais je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points qui nous obligent à exercer une vigilance renforcée sur les tenants et aboutissants de cette proposition.

Tout d’abord, les récentes mises en garde émises par la Chambre Régionale des Comptes, sur la gestion des précédentes biennales par l’actuel directeur du “Voyage à Nantes”, par ailleurs à l’origine de ces événements, ne peuvent être prises à la légère par notre collectivité.

Ensuite, le coût très important de cette manifestation pour le contribuable, ne peut être déconnecté de l’environnement économique extrêmement inquiétant qui nous assaille chaque jour un peu plus.
D’ailleurs, le nombre croissant de nos concitoyens qui sont fragilisés par cette crise, nous impose d’éviter tout dérapage, dans la conduite de nos politiques, quel quelles soient.
La culture et le tourisme, ne peuvent se soustraire à cette règle générale, sous peine d’être montrés du doigts par tous ceux qui n’ont plus de moyens décents de subsistance.

Malheureusement, le dernier Conseil d’Administration de la SPL “Le Voyage à Nantes” est loin de nous avoir rassuré.
A six mois de la prochaine biennale le Directeur de cette structure, est encore dans l’incapacité de nous présenter un programme définitivement bouclé, il évoque aussi d’ultimes arbitrages budgétaires, alors que son enveloppe budgétaire est fixée depuis longtemps.
Les recettes sont connues, globalement, par contre il semble que le coût des œuvres et des différentes manifestations n’est pas encore  établi avec précision.

Cette situation est paradoxale, car souvenez vous, cette biennale aurait dû se dérouler en 2011, elle a été reportée pour permettre la réalisation d’un événement de grande ampleur dans des conditions optimum de préparation. Je vous rappelle aussi, que ce retard a entraîné un surcoût très important pour notre collectivité.

Enfin, ce qui est inquiétant dans cette situation, c’est que tous les organisateurs d’événements de ce type, vous diront que normalement toute la programmation devrait être bouclée au moins un an avant sa réalisation. Ceci, afin de permettre de peaufiner les détails pratiques afférents à tout ce qui s’adresse à un très large public.
D’ailleurs on ne peut s’empêcher de considérer qu’il y a beaucoup d’amateurisme, dans la démarche de notre fameux directeur, car enfin, programmer deux fois le même artiste sur deux lieux différents, à l’occasion d’un même événement, cela ne fait pas très sérieux.

Intervention reprise dans Ouest-France du samedi 10 décembre.