Nantes « Capitale des atteintes à l’environnement »

Dressons ensemble, la liste des jardins menacés, je m’engage de mon côté à tout mettre en oeuvre pour les protéger :

Square Mercoeur,  de nombreux arbres anciens sont sacrifiés sur l’autel d’une politique de déplacements urbains, dont tout le monde sait qu’elle engendre des nuisances pour les riverains et de nouveaux embouteillages pour les usagers.

Rue Monfoulon, à Saint-Clément, ce sont les jardins familiaux qui oxygénaient le quartier qui laissent la place à un ensemble immobilier démesuré.

Le jardin du musée Dobrée, vient d’échapper au sort commun, grâce à la mobilisation des nantais. Nous devons nous inspirer de cet exemple pour défendre notre environnement.

Le jardin des Cinq Sens, île de Nantes, malgré les propos rassurants des élus en charge de ce dossier qui prétendent que nous rêvons, il suffit de se rendre sur place pour constater que tous les arbres ont été rasés. A Nantes les arbres anciens de plus de cinq ans sont condamnés.

 

Extension du Musée des Beaux-Arts

Intervention au Conseil Municipal de Nantes du 7 décembre 2012

Monsieur le maire, chers collègues,

Le dossier que vous nous demandez d’approuver aujourd’hui nous interpelle, surtout ceux, qui comme moi, ont apporté leur soutien au projet d’extension du musée vers la Chapelle de l’Oratoire.
Vous vous souvenez des demandes que j’avais formulées lors du précédent mandat, afin que vous saisissiez l’opportunité que présentait la mise en vente du Garage Louis XVI.

Ayant été entendu, je me considère donc, comme engagé à vos côtés dans cette opération.
D’ailleurs, c’est à l’unanimité que la première phase du projet a été votée.
Le problème, c’est que vous n’avez pas eu le courage dès le départ, de nous présenter l’ensemble du projet comme un tout indissociable.
C’était une erreur, d’autant plus impardonnable qu’il était évident, pour toute personne qui passait dans la rue Georges Clemenceau, que ce palais avait besoin d’une réhabilitation. Il y a des années, qu’un ravalement des façades était évoqué par les directeurs et directrices successifs de cet établissement.

Aujourd’hui, nous découvrons, en même temps que les nantais,  l’étendue de la dérive financière et du naufrage culturel que vont représenter les sept années d’affilée de fermeture de cet établissement phare.

Tout cela c’est de votre faute, car contrairement à ce que vous prétendez dans ce dossier, page 2, vous saviez dès juin 2009, qu’il existait une nappe phréatique située exactement sous le musée des Beaux-Arts. En effet, à cette date, vous aviez connaissance du rapport de la BRGM sur les eaux souterraines de Nantes Métropole, qui est sans appel. Reportez vous au document et aux cartes qui l’accompagnent, tout est clair et net.
Pourquoi n’en avez vous pas tenu compte ?
Probablement parce que vous n’aviez en tête que l’échéance de 2014, il vous fallait avancer coûte que coûte et contre toute logique.

Vous portez bien sûr toute la responsabilité de cette erreur de gestion désastreuse, aussi bien vis à vis du public, privé de son musée, pendant sept ans par votre faute, que vis à vis des contribuables nantais qui vont devoir régler la facture. C’est le système de la double peine qui s’appliquera pour eux.
Je ne parlerai même pas de l’actuelle directrice du musée, qui avait fait des merveilles à Nancy et dont le travail n’a pas dû être facilité par un ordre des priorités  plus politiques que culturelles.

Comme eux, nous sommes pris en otages, surtout nous qui aimons ce musée, car s’opposer à ce projet serait encore pire. Nous ne pouvons même pas nous permettre de vous demander de remettre ce projet à plat, ce serait encore plus de temps perdu.

De plus, sept ans c’est tellement long, que je me demande si ce que vous intitulez “renforcement de la programmation hors les murs” est suffisante pour sauver ce qui peut l’être de la dynamique “Musée des Beaux-Arts”.
L’itinérance, pour une grande collection, ce n’est pas forcément la meilleure solution.

Pourquoi  n’avez vous pas voulu réfléchir à un lieu d’accueil provisoire?
Je ne peux pour ma part, m’empêcher de penser au Château des Ducs de Bretagne, dont la programmation d’expositions temporaires ne suffit pas à attirer un public exigeant sur la qualité des collections.
Situé à deux pas du Musée des Beaux Arts, dépendant lui aussi de la Ville, venant d’être réhabilité, il aurait pu s’ouvrir sur un autre public, tout en favorisant une mutualisation des moyens.

Quelques mots enfin,  sur le nouveau projet qui nous est soumis aujourd’hui.      L’extension prévue est suffisamment importante, pour que l’on se pose des questions sur la future installation de l’administration du Musée, sur ce point le dossier est encore assez flou : “relogement à proximité immédiate du site sont à l’étude”.
Cela risque de poser pas mal de problèmes à l’usage, l’âme d’un musée est aussi constituée par ceux qui le dirigent, l’éloignement physique ce n’est jamais bon.

Pour ce qui concerne le surcoût annoncé, de dix millions d’euros supplémentaires, on ne peut même pas être sûr qu’il ne sera pas dépassé. Lorsque j’ai demandé, en commission s’il y avait un risque pour que de nouveaux dérapages se produisent, personne ne s’est vraiment engagé à m’apporter de réelles garanties sur ce point.
D’ailleurs, la faute majeure, qui a consisté à ignorer le rapport de la BRGM , vous discrédite totalement sur la gestion de ce dossier.

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-musee-des-beaux-arts-la-copie-a-retravailler-18-09-2012-47499

Débat d’orientation budgétaire 2013

Intervention au Conseil Municipal de Nantes du 7 décembre 2012

Monsieur le Maire,

Les années précédentes, vous dénonciez la baisse continue de la part de l’Etat dans les ressources de la commune.                                                                                          Vous estimiez son désengagement responsable d’un manque à gagner cumulé de l’ordre de 23 millions d’euros depuis 2003, dont 2 millions d’euros en 2012.

Cette année, vous louez le « nouvel acte de décentralisation », imposé par le nouveau gouvernement, qui renforce la participation des collectivités locales à l’effort collectif de redressement des comptes publics allant même jusqu’à prévoir des baisses de 750 millions d’euros en 2014, puis 2015. C’est-à-dire une baisse du même ordre que précédemment en 2013 et une baisse sans doute 3 fois plus importante les 2 prochaines années.

Pourtant, certaines décisions de ce nouveau gouvernement, comme le réaménagement des rythmes scolaires grèveront lourdement le budget des communes (frais de personnel, repas, énergies, transports, etc.). Qu’elles seront les dépenses supplémentaires pour la ville de Nantes ? Comment pensez-vous les financer ?

Les finances de la ville de Nantes se sont améliorées. C’est vrai, mais en grande partie grâce à Nantes Métropole, la mutualisation permet à Nantes de se désendetter.

L’assiette est plus large. Mais, en fin de compte, c’est toujours le citoyen, contribuable communal et communautaire qui paie.                                                                             Or sa situation financière ne cesse de se dégrader, y compris pour celui qui a la chance d’avoir un emploi ou de posséder une petite entreprise ou un petit commerce. Il appartient à la classe dite « moyenne » et il paie des impôts de plus en plus lourds.

Vous n’augmenterez pas les taux, dites-vous. Cependant les « impôts ménages », la plus grande part des recettes de fonctionnement, près de la moitié, augmenteront quand même mécaniquement à cause de l’augmentation des bases, votées par un Etat si décrié jadis.

Il faudrait donc plutôt baisser les taux. Y êtes-vous prêts ? Car nous sommes toujours parmi les communes avec les taux les plus élevés.

Il faut impérativement faire des économies. Où les ferez-vous ?                                      Pas sur les dépenses de fonctionnement qui augmentent légèrement plus que les recettes.                                                                                                                          Sur les investissements ? Que nous devons pourtant maintenir à un niveau élevé.

A moins que vous ne vous décidiez à mieux gérer certains dossiers, comme par exemple, celui du Musée des Beaux-Arts, ou à faire des économies sur les lampadaires de la place Graslin ou sur le miroir d’eau du square Mercoeur.

Je remarque d’ailleurs que vous ne présentez aucune orientation chiffrée dans les politiques publiques.