COMMISSION DU SECTEUR SAUVEGARDE 4 JUIN 2013

Le 4 juin dernier s’est réunie la Commission locale du secteur sauvegardé de Nantes, présidée par un Adjoint au Maire, elle a aussi pour objectif de travailler sur les différents projets concernant la centre-ville.

Membre de cette commission depuis sa création, je ne peux que constater un certain nombre d’anomalies, qui affectent son fonctionnement et nuisent forcément à la mission qui lui a été confiée.

Quelques exemples suffiront :

Sachant que Nantes bénéficie d’un secteur sauvegardé de 126 hectares et que de très importants projets urbains sont en cours d’élaboration, on peut s’étonner que cette commission ne se soit pas réunie depuis 2010. Cela revient à priver ses membres, élus et personnalités qualifiées,  de tout suivi sur ces dossiers très importants et donc de tout réel contrôle sur ses choix.

D’ailleurs, à l’inverse de ce qui se passe généralement dans ce type de commission, aucun procès-verbal de la séance précédente ne nous est présenté pour approbation. Ce qui illustre bien l’intérêt que la Ville porte aux interventions des uns et des autres.

Pire encore, seuls les élus de la majorité municipale reçoivent les documents qui concernent la réunion. Tous les autres membres doivent se contenter de découvrir à la dernière minute, sur un écran,  les éléments qui font l’objet de la séance. Inutile de préciser, que dans ces conditions, il nous est très difficile de nous prononcer, surtout compte tenu de l’importance des dossiers traités : projet d’un centre commercial place de la Petite Hollande, projet du quartier de l’Hôtel de Ville, ancienne Poste etc.

Tout semble fait pour priver les membres de cette commission de leur capacité d’apréciation des dossiers.

La première conséquence de ce fonctionnement opaque , c’est que la plupart des priorités et des décisions ne résultent pas d’un véritable débat, tout est décidé loin du regard des nantais et de tous ceux qui ne font pas partie de la majorité municipale.

Et pourtant les dossiers cruciaux qui vont affecter le secteur sauvegardé ne manquent pas : on envisage la création de 50 000 m2 supplémentaires de surface commerciale en centre-ville, on sait que le projet de déplacement du CHU va libérer une zone immense au sud du cœur de ville etc.

En conclusion : le fonctionnement Démocratique a encore beaucoup de progrès à faire à Nantes.

CARRE FEYDEAU : PAS AUSSI ATTRACTIF QU’ESPERAIT LA VILLE, EST-CE ETONNANT ?

Après plusieurs mois d’atermoiements, la vérité vient d’éclater au sujet de ce nouvel immeuble voulu à tout prix par la majorité municipale.

La grande enseigne multimédia et électroménager, Boulanger,  a décidé de déclarer forfait. Et pourtant l’installation de cette locomotive nous avait été présentée comme un des éléments majeurs du renouveau commercial nantais.
C’est mauvais signe pour le Carre et pour tous les commerçants de ce quartier qui souffrent déjà depuis des mois des travaux entrepris sur ce site.

Il est vrai qu’à Nantes nous sommes habitués à ces échecs à répétition, de nombreux nantais se souviennent encore des zones commerciales si longtemps abandonnées dans le centre-ville : Ilot Boucherie, rue du Calvaire etc.

Le comble, c’est que cet immeuble situé entre le Château des Ducs de Bretagne, l’Ile Feydeau et la place du Bouffay, semble un copié collé de son prédécesseur, l’ancien Neptune. Comme lui, il porte atteinte à un environnement patrimonial privilégié, comme lui,  il manque d’attractivité et d’identité.
A un moment où le commerce de centre-ville aurait tant besoin d’un “coup de pouce” on peut légitimement reprocher à la Ville cette nouvelle erreur de casting.