UN SPECTACLE D’EXCEPTION AU GRAND T : LES DEUX VEUVES

La nouvelle production d’Angers Nantes Opéra, « Les deux veuves » de Bedrich Smetana, marquera probablement pendant des années la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de découvrir cet opéra tchèque en deux actes.

Dès les premiers instants, l’Orchestre des Pays de la Loire conduit par Mark Shanahan, le choeur d’Angers Nantes Opéra conduit par Sandrine Abello, la scénographie de Jo Davies, les décors et les costumes de Joanna Parker, nous propulsent dans un autre monde, tout droit sorti d’un rêve.
Et les plaisirs ne font que commencer : Lenka Macikova, Sophie Angebault, Ales Briscein, entre autres, vont nous fasciner pendant toute la durée de ce spectacle, par une vivacité, et un dynamisme mis au service de l’ironie et de la réflexion.
Pour notre bonheur, ce chef d’oeuvre méconnu, en forme d’opéra comique, associe en virtuose la langue tchèque et une histoire à la Maupassant, et sa musique, qui a les couleurs savoureuses de l’Europe centrale, nous rappelle parfois Cosi fan tutte,  Falstaff et même Tristan dans le deuxième acte.

En outre, la large scène en demi lune de la salle du Grand T semble avoir été créée tout exprès pour accueillir les nombreux chanteurs du choeur et l’ample mise en scène à la « Downton Abbey ».

Nous pouvons remercier Jean-Paul Davois d’avoir mis  »Les Deux Veuves » au programme de l’ANO , d’autant plus que cet opéra n’avait jamais été monté en France jusqu’à maintenant.

Video Youtube par Classiquenews : Les deux veuves

ESTUAIRE ET GESTION DE LU, RAPPORT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES

ANDRE AUGIER AU CONSEIL MUNICIPAL VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 :
Ce dossier comporte de très bonnes choses, entre autres, l’aide complémentaire à l’ANO et celle destinée à l’association “Bonne garde”.
Pour ce qui concerne le CRDC, là encore, rien à dire sur le principe d’une subvention d’investissement.
Mais, comme cette association vient de faire l’objet d’un contrôle par la Chambre Régionale des Comptes qui a émis un certain nombre de critiques sur sa gestion et ses activités, il aurait été préférable que le dossier 34 qui s’y rapporte nous soit présenté avant le vote de cette subvention.
D’autant plus, que vous avez toujours refusé de prendre en considération nos mises en garde, maintenant qu’elles s’avèrent justifiées, la moindre des politesses était d’avoir l’honnêteté de reconnaître vos erreurs, avant de nous demander de voter une nouvelle subvention pour cette association.
Compte tenu du degré de l’engagement financier de la Ville dans cette association, vous auriez dû exercer un contrôle plus rigoureux sur sa gestion et ses finances. C’est le contraire qui s’est produit, vous avez tout fait pour cacher aux nantais la réalité des dérapages.
Le non respect du contrat d’objectif pour la saison 2008/2009, avec baisse de la fréquentation et création artistique insuffisante, vous auriez dû nous en parler lorsque nous vous avons interrogé sur ce point.
Les 1 600 000 euros d’emprunt pour couvrir les dépassements budgétaires d’Estuaire, aussi.
Les 2 100 000 euros de frais financiers et juridiques pour la biennale 2009, ont été passés sous silence, ce n’est pas acceptable. D’ailleurs, les nombreux contentieux engagés par cette association nous confirment dans l’idée qu’elle n’a pas su choisir avec discernement ses interlocuteurs.
Passons, sur les mauvaises relations avec les autres partenaires culturels, sur l’échec des relations avec les habitants de Malakoff et l’opacité sur la gestion de l’association.
Normalement toutes ces fautes devraient retomber sur le directeur de cette association, qui on nous le dit, avait les pleins pouvoirs.
Mais non, vous avez décidé de le récompenser en lui offrant une promotion, pour laquelle vous n’avez pas hésité à renvoyer un directeur qui avait lui, donné toute satisfaction.
Aujourd’hui, on comprend mieux, pourquoi il fallait précipiter la création d’un poste sur mesure pour le directeur du CRDC.
Tous les directeurs des institutions culturelles nantaises apprécieront à sa juste valeur cette marque de favoritisme qui fera tache sur votre gestion.

NANTES, CULTURE, PATRIMOINE, TOURISME : ATTENTION DANGER !

Malgré nos mises en garde successives, les “dérapages” s’accumulent.

Une gestion autoritaire, opaque et peu respectueuse de la légitime autonomie des acteurs culturels locaux, commence à mettre en péril le bon fonctionnement de ce qui était considéré, comme notre image de marque.

Carnaval annulé à la dernière minute.

Directeurs de grandes institutions culturelles, ayant apporté la preuve de leurs compétences renvoyés brutalement.

Le premier, Jean-Baptiste Desbois, à Nantes Culture et Patrimoine, parce que le maire avait décidé de donner son poste à l’un de ses proches dont la gestion au CRDC et à la biennale Estuaire vient pourtant d’tre « épinglée » par la Chambre régionale des comptes (baisse de fréquentation, dépassement colossal de budget).

La seconde, Marie-Hélène Joly au Château des Ducs de Bretagne, pour avoir déplue à ce même nouveau directeur.

Et ce n’est pas tout ! L’EPCC de l’Ecole des Beaux-Arts a vu ses premiers statuts annulés par un jugement du Tribunal Administratif (25 novembre 2010).

Quand à Angers Nantes Opéra, c’est son mode de financement, insuffisant, qui est “épinglé” par la Cour la Chambre régionale des comptes (27 janvier 2011).

Comme ce sont en définitive les Nantais, qui seront pénalisés par ces erreurs de gestion, nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour y mettre un terme.

(paru dans la tribune du Groupe Centre Démocrate du Conseil municipal à la page « L’EXPRESSION DES OPPOSITIONS » de « NANTES PASSION » n°217 octobre 2011)