BONNE ANNEE 2012

Que cette nouvelle année me permette de répondre le mieux possible aux attentes des nantais.

Dans le contexte économique actuel, mes activités d’élu, seront placées sous le signe du devoir renforcé de solidarité vis à vis de nos concitoyens les plus fragiles.

J’exercerai donc, une vigilance accrue,  pendant toute l’année à venir, sur les dépenses de notre collectivité. En effet, nous sommes en droit, compte tenu des circonstances,  d’exiger de la majorité municipale une meilleure gestion de vos impôts.

Ainsi, on peut se poser la question de savoir s’il était vraiment urgent de se lancer dans des opérations d’aménagement très coûteuses, comme celle de la place Graslin (lampadaires à 350 000 euros pièces n’ayant aucun rapport ornemental avec l’architecture de Crucy), ou celle du square Elisa Mercœur (là, on coupe des arbres anciens qui ne coûtaient rien à la collectivité pour les remplacer à grands frais par de nouveaux sujets). Sur le même projet, l’urbaniste Bruno Fortier a obtenu  l’accord de la Ville pour la réalisation d’un “miroir d’eau” à 2,5 millions d’euros.
Ces goûts de luxe, dont un des mobiles est d’impressionner les électeurs avant l’échéance municipale de 2014, sont inacceptables en pleine crise économique.

Que penser aussi du traitement de faveur réservé aux grands groupes internationaux de promotion immobilière (Carré Feydeau, projet immobilier sur le site des petites sœurs des pauvres, etc.). N’oublions pas que la densification urbaine voulue par le Maire, se fait avant tout à leur profit, ce qui est inadmissible.

Enfin, les dépenses de communication de la Ville et des organismes qui en dépendent, ont atteint un seuil indécent au moment où tous les nantais voient leur qualité de vie diminuer.

Je déploierai donc toute mon énergie dans les prochains mois, afin d’obtenir de la majorité municipale, qu’elle recentre ses priorités sur l’amélioration de la qualité de vie quotidienne de tous les nantais.
Vous serez bien sûr, les premiers informés des démarches que j’aurai entreprises et des résultats que j’aurais obtenus.

Le Square Elisa Mercoeur menacé

L’adoption des arbres : Une bonne initiative

Dimanche dernier, l’association des amis du square Elisa Mercoeur a mobilisé les nantais, contre le remplacement de cet espace boisé par de simples pelouses.

Aujourd’hui, lundi (Le Monde, lundi 3 octobre), l’Organisation des Nations Unies (FAO), exhorte nos dirigeants à prêter une attention accrue à la gestion et à la protection des arbres en milieu urbain.

“Outre le fait qu’ils améliorent la qualité de l’environnement urbain, les arbres protègent des vents violents et diffusent de la fraîcheur durant les journées de chaleur intense”.

“Ils offrent aux citadins des valeurs ajoutées récréatives et écologiques”.

“Ils constituent des oasis de biodiversité et offrent des services vitaux à l’écosystème, tels que la séquestration et le stockage du carbone”.

Effectivement, ces arbres anciens constituent une part de notre patrimoine environnemental commun, il est donc inadmissible que la Mairie, décide de supprimer ces arbres plantés il y a plus de cinquante ans.

Une réflexion globale sur ce quartier, aurait dû être menée au moment de la destruction de l’immeuble Neptune. J’avais attiré, à ce moment là,  l’attention de la majorité sur le fait que la création d’un espace vert à cet emplacement, aurait constitué un véritable poumon vert au cœur de la ville. De plus, la liaison Feydeau, Bouffay, Château des ducs de Bretagne aurait pris alors toute sa dimension. Valorisant ainsi, un patrimoine architectural de premier ordre.

Il est regrettable, que la Communauté Urbaine de Nantes, n’ait pas encore pris conscience de l’importance vitale des arbres en milieu urbain et continue de les considérer comme du mobilier que l’on supprime au gré des besoins immédiats des aménageurs et des promoteurs.

Site des Petites Sœurs des Pauvres, rue Russeil

Un mail de 22 mètres de large en direction du parc des Capucins

Ce dossier d’actualité est emblématique de la réalité nantaise.
D’un côté, la Mairie, qui favorise les activités de la promotion immobilière au détriment de l’identité des quartiers et de notre environnement.
De l’autre des associations de quartier qui œuvrent à la protection de notre patrimoine commun.

Ainsi, dernièrement, les associations du quartier Saint Félix-Hauts Pavés ont proposé à la Ville de créer un mail de 22 mètres de large, entre la rue Russeil et le parc des Capucins. Ceci, afin de préserver autant que faire se peut,  l’équilibre environnemental du quartier.

J’apporte tout mon soutien à cette proposition, qui tout en permettant une nécessaire densification du site, répond bien aux demandes de nos concitoyens, qui sont de plus en plus attachés à la protection des espaces verts nantais.

Carré Feydeau

Carré Feydeau, ma position

Un certain nombre de nantais se sont déjà exprimés sur ce sujet, en particulier pour regretter que la création d’une zone verte à la place de l’ancien Neptune, ait été écartée trop vite. Je suis moi même intervenu à plusieurs reprise sur ce dossier, au Conseil Municipal, comme à la Communauté Urbaine, pour me féliciter de la disparition de l’ancien Neptune. Ce dernier en effet, ne répondait ni aux attentes que l’on pouvaient avoir sur le plan de la dynamique commerciale du secteur, ni aux exigences liées au patrimoine architectural environnant (Ile Feydeau et Château).

Les objectifs affichés de dynamiser le quartier et d’aménager l’espace situé entre Feydeau et le Château sont louables, mais qu’en est-il du projet lui-même ?

Les aménagements urbains prévus, sont critiquables sur plusieurs points :

Ils ne prennent pas suffisamment en compte le patrimoine vert existant du secteur, puisque le nombre des platanes qui oxygènent le quartier, passera de 166  à 105 sujets, soit une diminution de plus de 60 arbres anciens. Et ce ne sont pas les plantations de bosquets d’arbustes qui rétabliront l’équilibre. C’est une erreur de traiter les arbres comme du mobilier urbain que l’on supprime quand il ne plaît plus ou qu’il n’est plus à la mode.

On peut aussi regretter que la richesse archéologique du quartier n’ait pas été réellement prise en considération par les aménageurs. Pourquoi ne pas avoir cherché à valoriser les anciens quais de la Loire, qui constituent un patrimoine unique , véritable lien entre le Château, l’ïle Feydeau et la mémoire portuaire de Nantes.

Les aménagements urbains prévus sont dans la droite ligne de ce qui a été réalisé place Bretagne ou rue du Calvaire. A nouveau, une gigantesque esplanade minérale, sans âme, qui comme les précédentes risque de brider le développement de l’attractivité commerciale du site, plutôt que de la stimuler.

Enfin, si l’idée de donner la priorité aux piétons, aux vélos et aux transports en commun est bonne, il ne faut pas pour autant fragiliser à terme le tissu commercial existant dans le quartier. On y trouve des commerces qui font aussi partie de notre environnement culturel nantais. Il serait donc souhaitable que les aménagements programmés soient éventuellement modifiés pour répondre le mieux possible aux demandes des usagers et des commerçants.

L’immeuble proposé par le groupe Vinci, rappelle étonnement l’ancien Neptune, un sorte de copié collé remis au goût du jour. Une construction plutôt banale, qui ressemble aux nombreuses constructions déjà réalisées par ce promoteur dans l’agglomération nantaise. Il laisse l’impression d’un travail de bâtisseur, qui n’a pas vraiment compris la richesse du patrimoine de ce quartier, qui se situe, rappelons le,  au croisement statégique de la ville médiévale et de la ville XVIIIe siècle. C’est une occasion manquée pour Nantes.

Ce lieu emblématique, figure de proue de l’île Feydeau en direction du Château aurait mérité un véritable monument, porté par un grand nom de l’architecture contemporaine.