BUDGET 2014

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je ne reviendrai pas sur les déclarations que j’avais faites en octobre dernier à l’occasion du Débat d’orientation budgétaire. Elles demeurent globalement d’actualité.
En conséquence, je me cantonnerai principalement aujourd’hui sur ce qui concerne la culture et le patrimoine.
Dans ces domaines, le positif l’emporte sans contestation possible.
Ainsi, le renouvellement de la DSP pour la gestion du Château des Ducs de Bretagne, répond, je crois assez bien aux attentes que j’avais formulées en octobre dernier.
En effet, le renforcement du lien entre la Ville et ce grand équipement municipal, devrait logiquement vous permettre d’améliorer ce qui peut l’être, je pense en premier lieu aux expositions temporaires, mais pas seulement.
La réintégration du personnel détaché, devrait d’ailleurs contribuer positivement à l’accueil du public.

Vous vous souvenez aussi, de mes interventions sur le Conservatoire, la réalisation du nouveau bâtiment, qui est mentionnée dans ce Rapport, répond c’est évident,  aux attentes de tous ceux qui n’en attendaient pas moins de la Ville.

De même, en ces temps de crise, le maintien des subventions (22,8 M euros) aux associations culturelles est un geste fort en faveur de notre identité, et de notre cohésion sociale. Les récents succès enregistrés par le dernier Festival des 3 continents, nous apporte la preuve qu’il faut parfois savoir soutenir des associations lorsqu’elles traversent des épreuves, les nantais en récoltent ensuite les fruits.

Pour ce qui concerne le Patrimoine, où beaucoup reste à faire, on ne peut que se féliciter du partenariat qui a été lancé avec la Fondation du Patrimoine et son président, Gérard Pompidou, c’est effectivement une bonne idée de restaurer nos statues.                          Et il faut reconnaître que la Colonne des martyrs de 1830 en a bien besoin.

Enfin, j’étais intervenu à de nombreuses reprises pour attirer votre attention sur la nécessaire réhabilitation de cet espace vert unique à Nantes qu’est le Cours Cambronne, il figure bien dans votre Rapport, comme d’ailleurs, les travaux prévus au parc des Oblates.

En conclusion, à Nantes, 2014 s’annonce sous des auspices favorables dans ces domaines, donc, je voterai le budget.

INCONTOURNABLES DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE : LES ASSOCIATIONS

La campagne électorale, véritable rendez-vous entre nantais, quelque soient leurs opinions politiques, doit nous permettre d’améliorer le bien être de tous.
Elu sans étiquette, j’ai toujours été considéré comme représentant de la société civile au sein du Conseil Municipal, ce que j’assume pleinement.
Issu du monde associatif, si dynamique à Nantes, je déploie toute mon énergie pour relayer les demandes ou les propositions qui en émanent.

En effet, véritable force de proposition, les associations et divers collectifs, sont très souvent à l’origine de l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens.
En général, apolitiques, elles font souvent preuve de clairvoyance, de réalisme et de compétence. Leur premier objectif est de travailler au bien commun, que ce soit dans les quartiers, dans les domaines culturels, sportifs, etc…

La grande majorité des associations attendent de la prochaine Municipalité, une plus grande écoute et surtout plus de concertation.
Dans cette période difficile, marquée par la crise, nous devons renforcer la cohésion sociale, ce qui passe tout naturellement par le dialogue avec le plus grand nombre possible de nos concitoyens, via les associations qui les regroupent.

Ainsi, entre autre, lorsque les riverains du centre-ville lancent un cri d’alarme sur les nuisances engendrées par le tapage nocturne, il doivent être écoutés. Il faut tout faire pour maintenir la mixité sociale dans le centre de Nantes et donc protéger la qualité de vie de ses habitants.
Les commerçants, très souvent regroupés au sein d’associations de quartier, doivent eux aussi être mis en mesure de faire entendre leur point de vue, car un centre-ville sans commerces individuels perdrait pratiquement toute son attractivité vis à vis des nantais comme de nos visiteurs. L’identité de Nantes repose, c’est évident, sur la diversité de notre tissu commercial.
Quand aux associations culturelles, elles déploient leurs activités dans tous les domaines de la création, elles attirent un public aux mutiples facettes. Sortir à Nantes rien n’est plus facile, grâce à elles.
Les associations sportives innombrables constituent un véritable moteur de l’intégration sociale. Et que serait la solidarité, sans tous ceux qui s’investissent dans les associations d’entre-aide ?

En période de crise économique et sociale, il faut savoir écouter ceux qui s’investissent au service de leurs concitoyens, d’autant plus que ceux ci sont de plus en plus réservés sur l’action de leurs élus, dont ils se sentent parfois bien éloignés.
Cette campagne devra tenter de combler cette distance funeste entre élus et électeurs.

Personnellement je consacrerai les prochains mois  à travailler avec tous ceux qui souhaitent une plus grande concertation entre la Mairie et les Nantais.

Site des Petites Sœurs des Pauvres, rue Russeil

Un mail de 22 mètres de large en direction du parc des Capucins

Ce dossier d’actualité est emblématique de la réalité nantaise.
D’un côté, la Mairie, qui favorise les activités de la promotion immobilière au détriment de l’identité des quartiers et de notre environnement.
De l’autre des associations de quartier qui œuvrent à la protection de notre patrimoine commun.

Ainsi, dernièrement, les associations du quartier Saint Félix-Hauts Pavés ont proposé à la Ville de créer un mail de 22 mètres de large, entre la rue Russeil et le parc des Capucins. Ceci, afin de préserver autant que faire se peut,  l’équilibre environnemental du quartier.

J’apporte tout mon soutien à cette proposition, qui tout en permettant une nécessaire densification du site, répond bien aux demandes de nos concitoyens, qui sont de plus en plus attachés à la protection des espaces verts nantais.

Les Cordeliers

Pour revenir sur l’affaire des Cordeliers

Il était grand temps d’arrêter le “massacre” qui était en cours au couvent des Cordeliers à Nantes.

On ne peut que se féliciter que des nantais, regroupés au sein d’une association de défense du patrimoine aient été à l’origine du sauvetage in extremis de ce grand couvent mendiant.

Ils compensent ainsi les défaillances évidentes constatées sur ce dossier depuis 2008.

Pourquoi la Direction du Patrimoine n’a telle pas fait son travail jusqu’à ce jour ?

Pourquoi l’Architecte des Bâtiments de France a-t-il réagi si tardivement ?

Autant de questions sans réponses qui interpellent tous les élus et toutes les personnes qualifiées qui exercent leurs compétences dans les domaines du patrimoine.

C’est une très bonne nouvelle pour la Ville, que cet intérêt renforcé de nos concitoyens vis à vis de leur patrimoine. C’est semble-t-il le principal rempart qui existe pour protéger l’identité architecturale et environnementale nantaise.

En effet, le combat mené par ces onze experts, n’est pas isolé, récemment vous repreniez dans vos colonnes les critiques émises par les associations qui se sont élevés contre la disparition programmée du jardin des Petites Sœurs des Pauvres situé avenue Russeil. On se souvient aussi que c’est une association qui a contribué à améliorer le projet de rénovation du musée Dobrée.

Ceci étant, cette affaire des Cordeliers, qui fait suite à celle de l’îlot Lambert, et à celle du curetage du presbytère Sainte-Croix interpellent la Ville sur une approche et des méthodes de travail, qui ne semblent pas s’être notablement améliorées depuis la création de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie en 2008.

D’ailleurs le permis de construire délivré prématurément pour les Cordeliers nous apporte la preuve qu’il faut modifier  le fonctionnement de ce service, qui est loin de répondre aux attentes légitimes des nantais.