GESTION DU SITE DU CHÂTEAU, DU MEMORIAL, DES CRYPTES

Je regrette que ce dossier nous soit présenté avant celui qui concerne le rapport des délégataires de service public, qui traite aussi du château des ducs de Bretagne et du Mémorial.

En effet, voter le principe d’une délégation de service public à la SPL Le Voyage à Nantes, sans avoir au préalable débattu sur ce rapport n’a pas de sens.
Car c’est seulement si nous sommes satisfaits des services de cette SPL que nous pouvons nous prononcer en connaissance de cause.

Or, personnellement, je ne le suis pas.
D’autant plus que l’auto satisfaction affichée dans ce rapport n’a rien à voir avec la réalité.
Bien sûr, la fréquentation qui est gratuite,  du site est bonne; mais la vérité c’est que depuis que le VAN a pris la direction du Château, la fréquentation payante des espaces muséographiques s’est effondrée, moins 120 000 visiteurs par rapport à 2007, moins 20 000 par rapport à 2010.
De plus la gestion du VAN est telle, que l’on est pas en mesure de me répondre lorsque je demande le chiffre de fréquentation des différentes expositions temporaires.
L’autre jour on m’a dit en commission que les Nantaises au travail et L’Austria avaient drainées à elles deux seulement 26 000 personnes. Pour le détail par exposition, rien à faire, pas de chiffres disponibles, à moins qu’ils ne soient réservés aux membres de la majorité !

Au VAN on semble se contenter de l’augmentation de la fréquentation en 2012 par rapport à 2011, soit un minuscule 1,8%.
C’est se moquer du monde, car le chiffre de 2011 était catastrophique, moins 27 000 visiteurs par rapport à l’année précédente, à mettre en parallèle avec les 6000 visiteurs de plus enregistrés en 2012.
C’est encore heureux que les espaces muséographiques ont connu une hausse de fréquentation cette année là, souvenez vous c’était l’année du grand événement touristique intitulé lui aussi Voyage à Nantes. Coût de l’opération 8 millions d’euros, pour quel résultat au Château !

On m’a même dit en commission que comme toutes les visites étaient gratuites pendant cet événement, cela avait contribué à démobiliser les visiteurs payants du Château, les contribuables nantais apprécieront !
Est-ce d’ailleurs la bonne réponse ? car enfin, les Machines elles ont vu leur chiffres exploser pendant la même période, il est vrai que la direction de ce site échappe pour le moment à Jean Blaise.

Car le vrai problème c’est la direction du VAN, vous avez pris connaissance comme moi de
l’annulation de l’oeuvre sonore de Mathias Delplanque prévue passage Pommeraye pour l’ouverture du Voyage à Nantes de cet été. Et bien je vous propose de méditer sur la déclaration de ce dernier :
“C’est une belle faute et un beau manque de coordination pour la structure qui s’implique à insérer l’art dans l’espace public. J’attends des explications de la part des organisateurs et je veux qu’ils prennent leurs responsabilités”
Le problème c’est que là encore c’est le contribuable nantais qui va payer la facture de ces inconséquences.

Dans ces conditions, vous comprendrez que je ne vote pas le principe de cette délégation de service public.

LE VRAI BILAN DU VOYAGE A NANTES

Le bilan dressé hier,  par le directeur du Voyage à Nantes, sur l’événement touristico-culturel de cet été m’amène à faire un certain nombre de commentaires.

L’événement Le Voyage à Nantes, qui devait se dérouler jusqu’au début septembre et qui avait été inopinément amputé de deux semaines, était jumelé cet été avec la biennale d’art contemporain elle même reportée d’un an par son organisateur.
Le coût global de ces événements, lui n’a pas été réduit, bien au contraire, puisqu’il s’élève à 16 millions d’euros.

Pour quel résultat ?
Le commerce de centre-ville, qui devrait être le premier bénéficiaire de cette stratégie touristique, a baissé.
Pire, entre le 20 juillet et le 17 août, les hôtels nantais ont vu leur taux de remplissage s’effondrer.

Cela n’empêche pas le directeur du Voyage à Nantes de se féliciter des résultats de sa politique touristique, en s’appuyant, comme d’habitude sur des extrapolations n’ayant rien à voir avec la réalité économique. Est-ce d’ailleurs sa priorité ?

Les réactions des commerçants et des hôteliers nantais prouvent qu’ils n’ont pas été réellement associés dans la préparation de ces événements, alors que la concertation avec ces professionnels aurait dû constituer le fer de lance de la politique touristique de la Ville.

De plus, il est inadmissible, que ces événements aient été organisés au moment même où la Ville se lançait dans une frénésie de travaux d’aménagements urbains.
En conséquence de quoi, le centre-ville est devenu inaccessible pendant la période où justement, tout aurait dû être fait pour accueillir nos visiteurs.
La fermeture des deux grands musées nantais (Beaux Arts et Dobrée), n’a probablement rien arrangé.

Au fond, ces mauvais résultats, prouvent que la politique touristique conduite par la Majorité Municipale n’est pas adaptée aux objectifs  de croissance affichés.
Il faut la remettre à plat, et élaborer une stratégie à long terme, fondée sur la concertation avec tous ceux qui en vivent.
En période de crise, la culture du résultat doit l’emporter sur celle de l’image.

Communiqué publié le 25 octobre 2012 dans Ouest-France et Presse-Océan

NOUVEAU BUDGET POUR LE VOYAGE A NANTES 2012

Délégation de Service public pour la gestion et la mise en oeuvre de la politique touristique  Programme annuel et subventions 2012
Groupe Démocratie et Progrès – Intervention d’André Augier le 10 février 2012
au Conseil Communautaire

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce dossier est important pour notre Métropole, à deux titres : premièrement, parce que le plan d’action annoncé est très ambitieux et deuxièmement, parce que la contribution demandée à notre collectivité pour 2012, s’élève à 7 724 000 euros.

Et ce, dans un contexte économique et touristique des plus mal orientés.
En effet, la crise de l’Euro ne favorisera probablement pas une augmentation du tourisme européen, d’autant plus que la date choisie pour l’événement “Le Voyage à Nantes 2012” risque d’entrer en collision avec le déroulement des jeux Olympiques Londoniens, qui se déroulent exactement au même moment.

Ceci étant posé, il y a de bonnes intentions et de bonnes idées dans ce dossier.

En particulier, le choix du site d’accueil touristique rue des Etats, il correspond d’ailleurs à une demande que nous avions formulée pendant le précédent mandat.
De même, nous sommes ravis par la mutation prévue à la Station Prouvé.

Sur la promotion de la destination, on ne pourra apporter un jugement, qu’après coup.   Ce n’est pas forcément la somme des actions entreprises dans ce domaine qui compteront, mais plutôt les éventuelles retombées économiques.

Par contre, lorsque l’on aborde la mission commercialisation déléguée à la SPL, tout paraît plus flou dans ce dossier.
La raison en est probablement, que la gestion de cette structure, qui a pourtant plus d’une année d’existence, n’a rien à voir avec les objectifs ambitieux que nous lui avons fixés.

Les Conseils d’Administration se suivent et se ressemblent, le dernier était éloquent.
Trois heures consacrées à la présentation des idées et des projets de la SPL.
Quinze minutes tout au plus, pour la discussion et le vote du Budget 2012, qui s’élève quand même au total à plus de 32 millions d’euros.
De plus, les administrateurs on reçu, pour toute information sur ce point crucial, cette simple feuille de papier, quasiment illisible, truffée d’erreurs comptables, d’ailleurs reconnues par l’adjointe du directeur, chargée de présenter ce dossier.

Lorsque j’ai cité en exemple les documents très élaborés et détaillés qui étaient adressés aux administrateurs de l’ancienne SEM Nantes Culture Patrimoine, on m’a répondu que la SPL avait une envergure et un nombre de salariés bien supérieurs, et qu’elle ne pouvait donc pas être en mesure de nous communiquer autant d’éléments sur le Budget, que cette société. Je ne vous cache pas qu’à ce moment là, je me suis demandé si je rêvais.

Enfin, ayant voulu faire mon travail d’administrateur le plus consciencieusement possible, je me suis quand même permis de poser des questions sur ce budget 2012.
J’ai été ainsi extrêmement étonné par le fait qu’il n’y ait pas une seule rentrée prévue pour
”Le Voyage à Nantes 2012”. Il n’est pas normal que sur un budget avoisinant 8 millions d’euros, il n’y ait pas un centime de retombée immédiate pour la SPL.
On m’a aussi affirmé qu’il n’y avait aucune inquiétude à se faire sur les résultats comptables de la SPL, puisque d’ors et déjà, celle ci avait augmenté le nombre de ses salariés et que dans la foulée le chômage allait diminuer sur le territoire de la Métropole.

En réalité, ce qui est choquant dans toute cette affaire, c’est qu’au moment où un grand nombre de nos concitoyens  sont fragilisés matériellement dans le cours de leur vie quotidienne, l’on fasse des paris et des choix, sans mettre toutes les chances de notre côté.
Pourtant, les mises en garde de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion d’Estuaire et du Lieu Unique par son Directeur devraient vous servir de leçon.
On peut avoir de très bonnes idées et être un piètre gestionnaire, beaucoup d’artistes connaissent cette problématique.
Il suffirait de l’intégrer dans votre approche et de faire appel le plus rapidement possible à des compétences administratives proportionnées à nos ambitions touristiques et culturelles.

Pourquoi ne pas ne pas s’inspirer des méthodes de gestion, de la Folle Journée, qui elle, a toujours réservé de bonne surprises aux habitants de la Métropole.

Dans ces conditions, malgré les bonnes idées affichées, il nous sera impossible de voter en faveur de ce dossier.

A NANTES TOUT LE MONDE N’EST PAS EGAL FACE A LA CRISE

Le Maire a décidé de demander au prochain Conseil Municipal une rallonge de trois millions d’euros pour Jean Blaise et son événement “Le Voyage à Nantes 2012”.

Je vous communiquerai, dans les tous prochains jours,  plus de détails sur cette augmentation incroyable.
Cet événement très médiatisé (présenté comme un “pari “ par son organisateur), devait coûter un million d’euros aux contribuables nantais, il passera ainsi à quatre millions d’euros.
Etre proche du Maire c’est payant !

“Le Voyage à Nantes 2012 “ Mes craintes se sont malheureusement vérifiées.

Dans mon intervention à la réunion de Nantes Métropole, vendredi 9 décembre 2011 (voir ci-dessous), j’attirais l’attention de mes collègues sur le fait, qu’à six mois du commencement de la Biennale “Le Voyage à Nantes 2012”, le programme de cette manifestation n’était toujours pas bouclé.
La vice-présidente en charge du tourisme, m’a répondu ce jour là, que tout était quasiment finalisé et que l’on pouvait croire le directeur de la SPL, lorsque ce dernier nous assurait qu’il n’y avait pas d’inquiétude à se faire sur l’organisation de l’événement 2012.

Ce matin, mardi 13 décembre, dans le journal Ouest-France, le directeur du “Voyage à Nantes”, nous annonce qu’il a décidé d’amputer la durée de l’événement touristique et culturel de l’été 2012, qui avait pour objectif de promouvoir Nantes Métropole en tant que grande destination touristique.
Il nous explique que ce changement de programme est lié au fait qu’il n’a pas mesuré en temps utile, les coûts exacts de l’événement dont il était chargé par la SPL.

On ne peut que regretter, une fois de plus, la légèreté dont fait preuve ce dirigeant culturel, dans l’exercice de ses fonctions. Car, cet événement phare qui devait se prolonger pendant tout l’été, jusqu’au 2 septembre,  prendra fin dès le 19 août, ce qui empêchera sa jonction avec “Les Rendez Vous de l’Erdre”, comme prévu initialement.

Comment se fait-il que les élus de Nantes Métropole n’aient pas été informés de cette décision, avant le vote de la prolongation de la délégation de service public, vendredi dernier ?

Pourquoi la Présidente de la SPL “Le Voyage à Nantes”, par ailleurs, vice-présidente de Nantes Métropole en charge du tourisme, a t’elle été tenue dans l’ignorance de ce changement de programme considérable ?
La même question se pose bien sûr, pour tous  les membres du Conseil d’Administration, qui se sont pourtant réunis le 25 novembre 2011.

Tous ceux qui sont en charge de la gestion des deniers publics, apprécieront comme il se doit, la désinvolture, dont fait preuve, en pleine crise économique, ce directeur, qui aime tant prendre des risques avec l’argent des contribuables de Nantes Métropole.

Délégation de Service Public pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique.

Groupe Démocratie et Progrès – Intervention d’André Augier 9 décembre 2011

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce dossier qui vise à la prolongation de la DSP pour la gestion et la mise en œuvre de la politique touristique de Nantes Métropole, découle comme vous nous le dites, du report de la biennale Estuaire, dénommée aussi “Voyage à Nantes 2012”.

Dans des circonstances normales, cette délégation et l’avenant qui s’y rapporte, ne feraient probablement pas débat.
Mais je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points qui nous obligent à exercer une vigilance renforcée sur les tenants et aboutissants de cette proposition.

Tout d’abord, les récentes mises en garde émises par la Chambre Régionale des Comptes, sur la gestion des précédentes biennales par l’actuel directeur du “Voyage à Nantes”, par ailleurs à l’origine de ces événements, ne peuvent être prises à la légère par notre collectivité.

Ensuite, le coût très important de cette manifestation pour le contribuable, ne peut être déconnecté de l’environnement économique extrêmement inquiétant qui nous assaille chaque jour un peu plus.
D’ailleurs, le nombre croissant de nos concitoyens qui sont fragilisés par cette crise, nous impose d’éviter tout dérapage, dans la conduite de nos politiques, quel quelles soient.
La culture et le tourisme, ne peuvent se soustraire à cette règle générale, sous peine d’être montrés du doigts par tous ceux qui n’ont plus de moyens décents de subsistance.

Malheureusement, le dernier Conseil d’Administration de la SPL “Le Voyage à Nantes” est loin de nous avoir rassuré.
A six mois de la prochaine biennale le Directeur de cette structure, est encore dans l’incapacité de nous présenter un programme définitivement bouclé, il évoque aussi d’ultimes arbitrages budgétaires, alors que son enveloppe budgétaire est fixée depuis longtemps.
Les recettes sont connues, globalement, par contre il semble que le coût des œuvres et des différentes manifestations n’est pas encore  établi avec précision.

Cette situation est paradoxale, car souvenez vous, cette biennale aurait dû se dérouler en 2011, elle a été reportée pour permettre la réalisation d’un événement de grande ampleur dans des conditions optimum de préparation. Je vous rappelle aussi, que ce retard a entraîné un surcoût très important pour notre collectivité.

Enfin, ce qui est inquiétant dans cette situation, c’est que tous les organisateurs d’événements de ce type, vous diront que normalement toute la programmation devrait être bouclée au moins un an avant sa réalisation. Ceci, afin de permettre de peaufiner les détails pratiques afférents à tout ce qui s’adresse à un très large public.
D’ailleurs on ne peut s’empêcher de considérer qu’il y a beaucoup d’amateurisme, dans la démarche de notre fameux directeur, car enfin, programmer deux fois le même artiste sur deux lieux différents, à l’occasion d’un même événement, cela ne fait pas très sérieux.

Intervention reprise dans Ouest-France du samedi 10 décembre.

ESTUAIRE ET GESTION DE LU, RAPPORT DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES

ANDRE AUGIER AU CONSEIL MUNICIPAL VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 :
Ce dossier comporte de très bonnes choses, entre autres, l’aide complémentaire à l’ANO et celle destinée à l’association “Bonne garde”.
Pour ce qui concerne le CRDC, là encore, rien à dire sur le principe d’une subvention d’investissement.
Mais, comme cette association vient de faire l’objet d’un contrôle par la Chambre Régionale des Comptes qui a émis un certain nombre de critiques sur sa gestion et ses activités, il aurait été préférable que le dossier 34 qui s’y rapporte nous soit présenté avant le vote de cette subvention.
D’autant plus, que vous avez toujours refusé de prendre en considération nos mises en garde, maintenant qu’elles s’avèrent justifiées, la moindre des politesses était d’avoir l’honnêteté de reconnaître vos erreurs, avant de nous demander de voter une nouvelle subvention pour cette association.
Compte tenu du degré de l’engagement financier de la Ville dans cette association, vous auriez dû exercer un contrôle plus rigoureux sur sa gestion et ses finances. C’est le contraire qui s’est produit, vous avez tout fait pour cacher aux nantais la réalité des dérapages.
Le non respect du contrat d’objectif pour la saison 2008/2009, avec baisse de la fréquentation et création artistique insuffisante, vous auriez dû nous en parler lorsque nous vous avons interrogé sur ce point.
Les 1 600 000 euros d’emprunt pour couvrir les dépassements budgétaires d’Estuaire, aussi.
Les 2 100 000 euros de frais financiers et juridiques pour la biennale 2009, ont été passés sous silence, ce n’est pas acceptable. D’ailleurs, les nombreux contentieux engagés par cette association nous confirment dans l’idée qu’elle n’a pas su choisir avec discernement ses interlocuteurs.
Passons, sur les mauvaises relations avec les autres partenaires culturels, sur l’échec des relations avec les habitants de Malakoff et l’opacité sur la gestion de l’association.
Normalement toutes ces fautes devraient retomber sur le directeur de cette association, qui on nous le dit, avait les pleins pouvoirs.
Mais non, vous avez décidé de le récompenser en lui offrant une promotion, pour laquelle vous n’avez pas hésité à renvoyer un directeur qui avait lui, donné toute satisfaction.
Aujourd’hui, on comprend mieux, pourquoi il fallait précipiter la création d’un poste sur mesure pour le directeur du CRDC.
Tous les directeurs des institutions culturelles nantaises apprécieront à sa juste valeur cette marque de favoritisme qui fera tache sur votre gestion.