INCONTOURNABLES DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE : LES ASSOCIATIONS

La campagne électorale, véritable rendez-vous entre nantais, quelque soient leurs opinions politiques, doit nous permettre d’améliorer le bien être de tous.
Elu sans étiquette, j’ai toujours été considéré comme représentant de la société civile au sein du Conseil Municipal, ce que j’assume pleinement.
Issu du monde associatif, si dynamique à Nantes, je déploie toute mon énergie pour relayer les demandes ou les propositions qui en émanent.

En effet, véritable force de proposition, les associations et divers collectifs, sont très souvent à l’origine de l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens.
En général, apolitiques, elles font souvent preuve de clairvoyance, de réalisme et de compétence. Leur premier objectif est de travailler au bien commun, que ce soit dans les quartiers, dans les domaines culturels, sportifs, etc…

La grande majorité des associations attendent de la prochaine Municipalité, une plus grande écoute et surtout plus de concertation.
Dans cette période difficile, marquée par la crise, nous devons renforcer la cohésion sociale, ce qui passe tout naturellement par le dialogue avec le plus grand nombre possible de nos concitoyens, via les associations qui les regroupent.

Ainsi, entre autre, lorsque les riverains du centre-ville lancent un cri d’alarme sur les nuisances engendrées par le tapage nocturne, il doivent être écoutés. Il faut tout faire pour maintenir la mixité sociale dans le centre de Nantes et donc protéger la qualité de vie de ses habitants.
Les commerçants, très souvent regroupés au sein d’associations de quartier, doivent eux aussi être mis en mesure de faire entendre leur point de vue, car un centre-ville sans commerces individuels perdrait pratiquement toute son attractivité vis à vis des nantais comme de nos visiteurs. L’identité de Nantes repose, c’est évident, sur la diversité de notre tissu commercial.
Quand aux associations culturelles, elles déploient leurs activités dans tous les domaines de la création, elles attirent un public aux mutiples facettes. Sortir à Nantes rien n’est plus facile, grâce à elles.
Les associations sportives innombrables constituent un véritable moteur de l’intégration sociale. Et que serait la solidarité, sans tous ceux qui s’investissent dans les associations d’entre-aide ?

En période de crise économique et sociale, il faut savoir écouter ceux qui s’investissent au service de leurs concitoyens, d’autant plus que ceux ci sont de plus en plus réservés sur l’action de leurs élus, dont ils se sentent parfois bien éloignés.
Cette campagne devra tenter de combler cette distance funeste entre élus et électeurs.

Personnellement je consacrerai les prochains mois  à travailler avec tous ceux qui souhaitent une plus grande concertation entre la Mairie et les Nantais.

APRES L’ECHEC AUX LEGISLATIVES, LA RECONSTRUCTION.

J’éprouve un sentiment de révolte au vu des résultats réalisés par les candidats de la Droite et du Centre sur Nantes aux dernières élections législatives.
Ayant été président de bureau de vote pendant les différents scrutins, j’ai été interpellé à de nombreuses reprises par des électeurs mécontents, ce qui m’amène à m’exprimer publiquement aujourd’hui.

POURQUOI CES ECHECS ?

On ne peut pas se contenter de dire : “cet échec est le résultat de l’effet JMA”
Les candidats qui se sont présentés sur Nantes ont échoué. Ils ont déçu leurs électeurs par des résultats qui prouvent qu’ils ne sont pas suffisamment enracinés localement.
Il faut se rappeler que sur la première et sur la deuxième circonscription, au premier tour dans tous les scrutins précédents, les candidats présentés par l’UMP arrivaient en tête.
Le gouffre est d’autant plus impressionnant.

Tous ces échecs sont amplifiés par le “nomadisme” des candidats qui démotive les électeurs qui se sentent abandonnés d’une élection à l’autre, allant jusqu’à s’exprimer par l’abstention.
Celui qui s’était présenté en 2002 et 2007 sur la seconde circonscription, alléché par les résultats obtenus par le député sortant, est parti sur la première, où il était forcément moins implanté que sur celle où il s’était déjà investi.
Sur la seconde on a envoyé une nouvelle candidate qui s’est trouvée handicapée par un déficit de notoriété.
Sur la troisième, laissée en friche depuis 2007 par la candidate qui s’y était présentée à ce moment là, on ne pouvait pas s’attendre à une bonne surprise.

Ces mauvais résultats découlent aussi du manque de charisme des candidats, repliés sur leurs certitudes, on pourrait même avancer leur sectarisme. Ils se sont montrés incapables d’ouverture, incapables de fédérer autour d’eux et d’assurer ainsi une permanence sur le terrain.
C’est justement ce que les socialistes et les écologistes ont été à même de réaliser sur la première circonscription, avec le résultat que l’on sait.

Mais le plus difficile à admettre, c’est que ces candidats qui ont réalisé les plus mauvais scores depuis des décennies, font comme si leurs échecs d’aujourd’hui était garants de leur prochaine candidature, affichant une autosatisfaction totalement déplacée, après les résultats qu’ils ont obtenus.
L’introspection, la contrition,  sont peut-être des mots ignorés.

On peut comprendre Annick Le Ridant lorsqu’elle déclare : “à l’UMP Loire-Atlantique tout est à reconstruire”.

COMMENT REMEDIER A CETTE SITUATION ET AVEC QUI ?

Que peut-on faire pour rétablir le pluralisme démocratique sur Nantes ?

Il faut regarder autour de nous et reprendre des recettes qui ont fait gagner des élections.
Christophe Priou, André Trillard et Joël Guerriau, le premier à l’Assemblée Nationale, les seconds au Sénat, ont été capables de s’imposer dans des conditions difficiles.

Quel est leur point commun ?

Tous les trois sont des hommes de terrain, attachés de longue date à un territoire, capables de fédérer autour d’eux des électeurs et des personnalités aux idées très diverses.
Ils ont acquis une grande expérience à la tête d’une collectivité importante (comme JMA d’ailleurs).
Ce dernier point est capital : leur capacité à rassembler autour d’eux ne s’est pas limitée aux petits réseaux d’amis insuffisamment représentatifs.

Il faut former de nouvelles classes d’élus; pour ce faire il faut procéder avec une vision d’ensemble.

Les représentations géographique, sociale, économique, culturelle, professionnelle sont très importantes, mais c’est derrière un leader garant d’une règle du jeu transparente, qu’ils seront en mesure de s’imposer.

Rien ne pourra se mettre en place sans les nantais. Leurs premiers représentants sont les membres des différentes associations qui maillent le territoire.
Il faut leur donner la parole, promouvoir leur action, plutôt que  les ignorer ou les mépriser.
Ce sont eux, qui par leur travail, en particulier dans les quartiers, ou dans leur milieu professionnel, contribuent le plus efficacement au maintien d’une certaine pluralité d’opinion à Nantes.
C’est par eux que la reconquête passera.

Toutes les personnalités qui ont exercé des responsabilités importantes dans le passé,  savaient respecter la diversité et fédérer autour d’elles les différentes sensibilités politiques et sociales locales.
Aujourd’hui, nous avons sur la métropole, un nouveau sénateur, qui a été, contre toute attente, très bien élu. Ayant participé à sa campagne dans le cadre des élections sénatoriales de septembre dernier, je crois que Joël Guerriau a le bon profil pour présenter, dans l’avenir, une chance pour Nantes.

Article dans Ouest-France