La densification urbaine ne doit pas se faire contre les nantais mais avec eux.

Saint Joseph de Porterie, site de l’Ecole d’Architecture, quartier Russeil, Carré Feydeau,  Cordeliers, partout, la Mairie décide brutalement d’imposer une densification urbaine à marche forcée.

Les habitants des rues, des quartiers concernés, sont placés devant le fait accompli.
Perte d’identité, baisse de la qualité de vie, atteinte à l’environnement, sont devenus le lot commun de nos concitoyens.

On peut s’interroger sur les motifs qui poussent la Mairie, à distribuer aussi facilement des permis de construire aux nouveaux grands capitalistes que sont Vinci, Marignan et quelques autre grands promoteurs.

Les élus de la majorité municipale, voudraient nous faire croire que cette densification urbaine débridée est inéluctable, ce n’est pas vrai, promenez vous à Angers, Bordeaux et dans tant d’autres grandes villes françaises, vous pourrez constater qu’il n’en est rien.

Au fond, on a le sentiment que cette politique vise aussi à remplacer les habitants attachés à leur quartier par des nouveaux venus, qui seront peut-être plus sensibles aux effets du “rouleau compresseur médiatique” de la Ville et pèseront ainsi, un peu plus encore, lors des prochaines échéances électorales.

Tous mes encouragements vont donc en direction des associations qui œuvrent contre cette politique de la “consommation immédiate” suivie par la Mairie.                       Protéger son quartier, sa rue, son jardin public, c’est tout simplement faire preuve de civisme.

Les Cordeliers

Pour revenir sur l’affaire des Cordeliers

Il était grand temps d’arrêter le “massacre” qui était en cours au couvent des Cordeliers à Nantes.

On ne peut que se féliciter que des nantais, regroupés au sein d’une association de défense du patrimoine aient été à l’origine du sauvetage in extremis de ce grand couvent mendiant.

Ils compensent ainsi les défaillances évidentes constatées sur ce dossier depuis 2008.

Pourquoi la Direction du Patrimoine n’a telle pas fait son travail jusqu’à ce jour ?

Pourquoi l’Architecte des Bâtiments de France a-t-il réagi si tardivement ?

Autant de questions sans réponses qui interpellent tous les élus et toutes les personnes qualifiées qui exercent leurs compétences dans les domaines du patrimoine.

C’est une très bonne nouvelle pour la Ville, que cet intérêt renforcé de nos concitoyens vis à vis de leur patrimoine. C’est semble-t-il le principal rempart qui existe pour protéger l’identité architecturale et environnementale nantaise.

En effet, le combat mené par ces onze experts, n’est pas isolé, récemment vous repreniez dans vos colonnes les critiques émises par les associations qui se sont élevés contre la disparition programmée du jardin des Petites Sœurs des Pauvres situé avenue Russeil. On se souvient aussi que c’est une association qui a contribué à améliorer le projet de rénovation du musée Dobrée.

Ceci étant, cette affaire des Cordeliers, qui fait suite à celle de l’îlot Lambert, et à celle du curetage du presbytère Sainte-Croix interpellent la Ville sur une approche et des méthodes de travail, qui ne semblent pas s’être notablement améliorées depuis la création de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie en 2008.

D’ailleurs le permis de construire délivré prématurément pour les Cordeliers nous apporte la preuve qu’il faut modifier  le fonctionnement de ce service, qui est loin de répondre aux attentes légitimes des nantais.