Nantes « Capitale des atteintes à l’environnement »

Dressons ensemble, la liste des jardins menacés, je m’engage de mon côté à tout mettre en oeuvre pour les protéger :

Square Mercoeur,  de nombreux arbres anciens sont sacrifiés sur l’autel d’une politique de déplacements urbains, dont tout le monde sait qu’elle engendre des nuisances pour les riverains et de nouveaux embouteillages pour les usagers.

Rue Monfoulon, à Saint-Clément, ce sont les jardins familiaux qui oxygénaient le quartier qui laissent la place à un ensemble immobilier démesuré.

Le jardin du musée Dobrée, vient d’échapper au sort commun, grâce à la mobilisation des nantais. Nous devons nous inspirer de cet exemple pour défendre notre environnement.

Le jardin des Cinq Sens, île de Nantes, malgré les propos rassurants des élus en charge de ce dossier qui prétendent que nous rêvons, il suffit de se rendre sur place pour constater que tous les arbres ont été rasés. A Nantes les arbres anciens de plus de cinq ans sont condamnés.

 

LE VRAI BILAN DU VOYAGE A NANTES

Le bilan dressé hier,  par le directeur du Voyage à Nantes, sur l’événement touristico-culturel de cet été m’amène à faire un certain nombre de commentaires.

L’événement Le Voyage à Nantes, qui devait se dérouler jusqu’au début septembre et qui avait été inopinément amputé de deux semaines, était jumelé cet été avec la biennale d’art contemporain elle même reportée d’un an par son organisateur.
Le coût global de ces événements, lui n’a pas été réduit, bien au contraire, puisqu’il s’élève à 16 millions d’euros.

Pour quel résultat ?
Le commerce de centre-ville, qui devrait être le premier bénéficiaire de cette stratégie touristique, a baissé.
Pire, entre le 20 juillet et le 17 août, les hôtels nantais ont vu leur taux de remplissage s’effondrer.

Cela n’empêche pas le directeur du Voyage à Nantes de se féliciter des résultats de sa politique touristique, en s’appuyant, comme d’habitude sur des extrapolations n’ayant rien à voir avec la réalité économique. Est-ce d’ailleurs sa priorité ?

Les réactions des commerçants et des hôteliers nantais prouvent qu’ils n’ont pas été réellement associés dans la préparation de ces événements, alors que la concertation avec ces professionnels aurait dû constituer le fer de lance de la politique touristique de la Ville.

De plus, il est inadmissible, que ces événements aient été organisés au moment même où la Ville se lançait dans une frénésie de travaux d’aménagements urbains.
En conséquence de quoi, le centre-ville est devenu inaccessible pendant la période où justement, tout aurait dû être fait pour accueillir nos visiteurs.
La fermeture des deux grands musées nantais (Beaux Arts et Dobrée), n’a probablement rien arrangé.

Au fond, ces mauvais résultats, prouvent que la politique touristique conduite par la Majorité Municipale n’est pas adaptée aux objectifs  de croissance affichés.
Il faut la remettre à plat, et élaborer une stratégie à long terme, fondée sur la concertation avec tous ceux qui en vivent.
En période de crise, la culture du résultat doit l’emporter sur celle de l’image.

Communiqué publié le 25 octobre 2012 dans Ouest-France et Presse-Océan

Le Musée Dobrée fermé pour combien de temps?

Je suis très triste, car l’annonce de l’annulation du permis de construire pour l’extension et la rénovation du musée Dobrée, met en danger une pierre angulaire du patrimoine culturel nantais.

En tant que Conseiller Municipal, je constate, que la Ville,  une fois de plus,  a accordé un permis de construire non conforme aux règles du Plan Local d’Urbanisme et du Code de l’urbanisme.
On peut se demander d’ailleurs, si ces infractions n’avaient pas pour objectif de plomber le projet de réhabilitation du musée et d’en retarder la réouverture. Car tout le monde sait bien que le Tribunal Administratif ne rend pas ses décisions à la légère.

Il est vrai qu’à Nantes, ce n’est pas la première fois que la Ville est condamnée, pour avoir transgressé les règles de l’urbanisme au détriment du patrimoine architectural.

Ceci étant, il faut bien reconnaître que le dossier de réhabilitation du musée Dobrée n’a pas été mené avec célérité, cela fait déjà plus de dix ans qu’il est en cours d’élaboration.
Le premier projet, qui prévoyait la construction dans le parc d’un bâtiment qui venait masquer le palais Dobrée, n’était pas acceptable.
On nous avait caché, jusqu’à maintenant que le projet de Dominique Perrault prévoyait une surélévation du miroir d’eau jusqu’au faîtage de l’arcade de la porte du manoir Jean V. Tout cela ne semble pas très sérieux.
Il aurait été plus judicieux de consulter, non seulement les riverains, mais aussi les différentes entités culturelles qui œuvrent au sein même du musée, le bon sens l’aurait peut-être emporté. Cela aurait permis d’éviter ce nouveau retard qui pourrait être fatal pour le devenir du musée Dobrée, mais aussi porter atteinte au rayonnement touristique de Nantes.

Les nantais sont attachés au musée Dobrée, ils ne comprendraient pas qu’une solution, ne soit pas trouvée rapidement pour leur rendre leur musée et ses collections.

Les Cordeliers

Pour revenir sur l’affaire des Cordeliers

Il était grand temps d’arrêter le “massacre” qui était en cours au couvent des Cordeliers à Nantes.

On ne peut que se féliciter que des nantais, regroupés au sein d’une association de défense du patrimoine aient été à l’origine du sauvetage in extremis de ce grand couvent mendiant.

Ils compensent ainsi les défaillances évidentes constatées sur ce dossier depuis 2008.

Pourquoi la Direction du Patrimoine n’a telle pas fait son travail jusqu’à ce jour ?

Pourquoi l’Architecte des Bâtiments de France a-t-il réagi si tardivement ?

Autant de questions sans réponses qui interpellent tous les élus et toutes les personnes qualifiées qui exercent leurs compétences dans les domaines du patrimoine.

C’est une très bonne nouvelle pour la Ville, que cet intérêt renforcé de nos concitoyens vis à vis de leur patrimoine. C’est semble-t-il le principal rempart qui existe pour protéger l’identité architecturale et environnementale nantaise.

En effet, le combat mené par ces onze experts, n’est pas isolé, récemment vous repreniez dans vos colonnes les critiques émises par les associations qui se sont élevés contre la disparition programmée du jardin des Petites Sœurs des Pauvres situé avenue Russeil. On se souvient aussi que c’est une association qui a contribué à améliorer le projet de rénovation du musée Dobrée.

Ceci étant, cette affaire des Cordeliers, qui fait suite à celle de l’îlot Lambert, et à celle du curetage du presbytère Sainte-Croix interpellent la Ville sur une approche et des méthodes de travail, qui ne semblent pas s’être notablement améliorées depuis la création de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie en 2008.

D’ailleurs le permis de construire délivré prématurément pour les Cordeliers nous apporte la preuve qu’il faut modifier  le fonctionnement de ce service, qui est loin de répondre aux attentes légitimes des nantais.