Place Graslin à Nantes

PLACE GRASLIN,  DES AMENAGEMENTS URBAINS A SURVEILLER

Œuvre de Crucy demeurée quasiment intacte depuis sa construction, à la fin du XVIIIe siècle, elle mérite bien un traitement particulièrement respectueux de sa dimension patrimoniale. C’est pourquoi il faudrait s’appuyer entre autre, sur les représentations  anciennes dont nous disposons, pour procéder intelligemment à son réaménagement. D’ailleurs, puisque la Ville a décidé, à juste titre de desserrer l’étreinte de l’automobile sur ce site, rien ne s’oppose plus à le rétablir dans ses dimensions, patrimoniale, culturelle et conviviale, originelles.

Ceci étant, à Nantes tout est possible en matière d’aménagement des places historiques,  le meilleur comme le pire. Ainsi la place Sainte Croix, récemment rénovée et pourtant intacte, voisine avec des places ayant fait l’objet d’interventions hâtives et déplacées, nous pensons en particulier à la station bus way de la place du maréchal Foch et au parvis rudimentaire construit place Saint Pierre.

A l’heure où nous décidons de consentir des efforts renforcés pour développer le tourisme à Nantes, il est crucial de préserver l’authenticité de cet ensemble architectural. Les nantais, qui aiment leur ville doivent aussi être entendus.

Les Cordeliers

Pour revenir sur l’affaire des Cordeliers

Il était grand temps d’arrêter le “massacre” qui était en cours au couvent des Cordeliers à Nantes.

On ne peut que se féliciter que des nantais, regroupés au sein d’une association de défense du patrimoine aient été à l’origine du sauvetage in extremis de ce grand couvent mendiant.

Ils compensent ainsi les défaillances évidentes constatées sur ce dossier depuis 2008.

Pourquoi la Direction du Patrimoine n’a telle pas fait son travail jusqu’à ce jour ?

Pourquoi l’Architecte des Bâtiments de France a-t-il réagi si tardivement ?

Autant de questions sans réponses qui interpellent tous les élus et toutes les personnes qualifiées qui exercent leurs compétences dans les domaines du patrimoine.

C’est une très bonne nouvelle pour la Ville, que cet intérêt renforcé de nos concitoyens vis à vis de leur patrimoine. C’est semble-t-il le principal rempart qui existe pour protéger l’identité architecturale et environnementale nantaise.

En effet, le combat mené par ces onze experts, n’est pas isolé, récemment vous repreniez dans vos colonnes les critiques émises par les associations qui se sont élevés contre la disparition programmée du jardin des Petites Sœurs des Pauvres situé avenue Russeil. On se souvient aussi que c’est une association qui a contribué à améliorer le projet de rénovation du musée Dobrée.

Ceci étant, cette affaire des Cordeliers, qui fait suite à celle de l’îlot Lambert, et à celle du curetage du presbytère Sainte-Croix interpellent la Ville sur une approche et des méthodes de travail, qui ne semblent pas s’être notablement améliorées depuis la création de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie en 2008.

D’ailleurs le permis de construire délivré prématurément pour les Cordeliers nous apporte la preuve qu’il faut modifier  le fonctionnement de ce service, qui est loin de répondre aux attentes légitimes des nantais.