CARRE FEYDEAU : PAS AUSSI ATTRACTIF QU’ESPERAIT LA VILLE, EST-CE ETONNANT ?

Après plusieurs mois d’atermoiements, la vérité vient d’éclater au sujet de ce nouvel immeuble voulu à tout prix par la majorité municipale.

La grande enseigne multimédia et électroménager, Boulanger,  a décidé de déclarer forfait. Et pourtant l’installation de cette locomotive nous avait été présentée comme un des éléments majeurs du renouveau commercial nantais.
C’est mauvais signe pour le Carre et pour tous les commerçants de ce quartier qui souffrent déjà depuis des mois des travaux entrepris sur ce site.

Il est vrai qu’à Nantes nous sommes habitués à ces échecs à répétition, de nombreux nantais se souviennent encore des zones commerciales si longtemps abandonnées dans le centre-ville : Ilot Boucherie, rue du Calvaire etc.

Le comble, c’est que cet immeuble situé entre le Château des Ducs de Bretagne, l’Ile Feydeau et la place du Bouffay, semble un copié collé de son prédécesseur, l’ancien Neptune. Comme lui, il porte atteinte à un environnement patrimonial privilégié, comme lui,  il manque d’attractivité et d’identité.
A un moment où le commerce de centre-ville aurait tant besoin d’un “coup de pouce” on peut légitimement reprocher à la Ville cette nouvelle erreur de casting.

Nantes « Capitale des atteintes à l’environnement »

Dressons ensemble, la liste des jardins menacés, je m’engage de mon côté à tout mettre en oeuvre pour les protéger :

Square Mercoeur,  de nombreux arbres anciens sont sacrifiés sur l’autel d’une politique de déplacements urbains, dont tout le monde sait qu’elle engendre des nuisances pour les riverains et de nouveaux embouteillages pour les usagers.

Rue Monfoulon, à Saint-Clément, ce sont les jardins familiaux qui oxygénaient le quartier qui laissent la place à un ensemble immobilier démesuré.

Le jardin du musée Dobrée, vient d’échapper au sort commun, grâce à la mobilisation des nantais. Nous devons nous inspirer de cet exemple pour défendre notre environnement.

Le jardin des Cinq Sens, île de Nantes, malgré les propos rassurants des élus en charge de ce dossier qui prétendent que nous rêvons, il suffit de se rendre sur place pour constater que tous les arbres ont été rasés. A Nantes les arbres anciens de plus de cinq ans sont condamnés.

 

Débat d’orientation budgétaire 2013

Intervention au Conseil Municipal de Nantes du 7 décembre 2012

Monsieur le Maire,

Les années précédentes, vous dénonciez la baisse continue de la part de l’Etat dans les ressources de la commune.                                                                                          Vous estimiez son désengagement responsable d’un manque à gagner cumulé de l’ordre de 23 millions d’euros depuis 2003, dont 2 millions d’euros en 2012.

Cette année, vous louez le « nouvel acte de décentralisation », imposé par le nouveau gouvernement, qui renforce la participation des collectivités locales à l’effort collectif de redressement des comptes publics allant même jusqu’à prévoir des baisses de 750 millions d’euros en 2014, puis 2015. C’est-à-dire une baisse du même ordre que précédemment en 2013 et une baisse sans doute 3 fois plus importante les 2 prochaines années.

Pourtant, certaines décisions de ce nouveau gouvernement, comme le réaménagement des rythmes scolaires grèveront lourdement le budget des communes (frais de personnel, repas, énergies, transports, etc.). Qu’elles seront les dépenses supplémentaires pour la ville de Nantes ? Comment pensez-vous les financer ?

Les finances de la ville de Nantes se sont améliorées. C’est vrai, mais en grande partie grâce à Nantes Métropole, la mutualisation permet à Nantes de se désendetter.

L’assiette est plus large. Mais, en fin de compte, c’est toujours le citoyen, contribuable communal et communautaire qui paie.                                                                             Or sa situation financière ne cesse de se dégrader, y compris pour celui qui a la chance d’avoir un emploi ou de posséder une petite entreprise ou un petit commerce. Il appartient à la classe dite « moyenne » et il paie des impôts de plus en plus lourds.

Vous n’augmenterez pas les taux, dites-vous. Cependant les « impôts ménages », la plus grande part des recettes de fonctionnement, près de la moitié, augmenteront quand même mécaniquement à cause de l’augmentation des bases, votées par un Etat si décrié jadis.

Il faudrait donc plutôt baisser les taux. Y êtes-vous prêts ? Car nous sommes toujours parmi les communes avec les taux les plus élevés.

Il faut impérativement faire des économies. Où les ferez-vous ?                                      Pas sur les dépenses de fonctionnement qui augmentent légèrement plus que les recettes.                                                                                                                          Sur les investissements ? Que nous devons pourtant maintenir à un niveau élevé.

A moins que vous ne vous décidiez à mieux gérer certains dossiers, comme par exemple, celui du Musée des Beaux-Arts, ou à faire des économies sur les lampadaires de la place Graslin ou sur le miroir d’eau du square Mercoeur.

Je remarque d’ailleurs que vous ne présentez aucune orientation chiffrée dans les politiques publiques.

BONNE ANNEE 2012

Que cette nouvelle année me permette de répondre le mieux possible aux attentes des nantais.

Dans le contexte économique actuel, mes activités d’élu, seront placées sous le signe du devoir renforcé de solidarité vis à vis de nos concitoyens les plus fragiles.

J’exercerai donc, une vigilance accrue,  pendant toute l’année à venir, sur les dépenses de notre collectivité. En effet, nous sommes en droit, compte tenu des circonstances,  d’exiger de la majorité municipale une meilleure gestion de vos impôts.

Ainsi, on peut se poser la question de savoir s’il était vraiment urgent de se lancer dans des opérations d’aménagement très coûteuses, comme celle de la place Graslin (lampadaires à 350 000 euros pièces n’ayant aucun rapport ornemental avec l’architecture de Crucy), ou celle du square Elisa Mercœur (là, on coupe des arbres anciens qui ne coûtaient rien à la collectivité pour les remplacer à grands frais par de nouveaux sujets). Sur le même projet, l’urbaniste Bruno Fortier a obtenu  l’accord de la Ville pour la réalisation d’un “miroir d’eau” à 2,5 millions d’euros.
Ces goûts de luxe, dont un des mobiles est d’impressionner les électeurs avant l’échéance municipale de 2014, sont inacceptables en pleine crise économique.

Que penser aussi du traitement de faveur réservé aux grands groupes internationaux de promotion immobilière (Carré Feydeau, projet immobilier sur le site des petites sœurs des pauvres, etc.). N’oublions pas que la densification urbaine voulue par le Maire, se fait avant tout à leur profit, ce qui est inadmissible.

Enfin, les dépenses de communication de la Ville et des organismes qui en dépendent, ont atteint un seuil indécent au moment où tous les nantais voient leur qualité de vie diminuer.

Je déploierai donc toute mon énergie dans les prochains mois, afin d’obtenir de la majorité municipale, qu’elle recentre ses priorités sur l’amélioration de la qualité de vie quotidienne de tous les nantais.
Vous serez bien sûr, les premiers informés des démarches que j’aurai entreprises et des résultats que j’aurais obtenus.

Le Square Elisa Mercoeur menacé

L’adoption des arbres : Une bonne initiative

Dimanche dernier, l’association des amis du square Elisa Mercoeur a mobilisé les nantais, contre le remplacement de cet espace boisé par de simples pelouses.

Aujourd’hui, lundi (Le Monde, lundi 3 octobre), l’Organisation des Nations Unies (FAO), exhorte nos dirigeants à prêter une attention accrue à la gestion et à la protection des arbres en milieu urbain.

“Outre le fait qu’ils améliorent la qualité de l’environnement urbain, les arbres protègent des vents violents et diffusent de la fraîcheur durant les journées de chaleur intense”.

“Ils offrent aux citadins des valeurs ajoutées récréatives et écologiques”.

“Ils constituent des oasis de biodiversité et offrent des services vitaux à l’écosystème, tels que la séquestration et le stockage du carbone”.

Effectivement, ces arbres anciens constituent une part de notre patrimoine environnemental commun, il est donc inadmissible que la Mairie, décide de supprimer ces arbres plantés il y a plus de cinquante ans.

Une réflexion globale sur ce quartier, aurait dû être menée au moment de la destruction de l’immeuble Neptune. J’avais attiré, à ce moment là,  l’attention de la majorité sur le fait que la création d’un espace vert à cet emplacement, aurait constitué un véritable poumon vert au cœur de la ville. De plus, la liaison Feydeau, Bouffay, Château des ducs de Bretagne aurait pris alors toute sa dimension. Valorisant ainsi, un patrimoine architectural de premier ordre.

Il est regrettable, que la Communauté Urbaine de Nantes, n’ait pas encore pris conscience de l’importance vitale des arbres en milieu urbain et continue de les considérer comme du mobilier que l’on supprime au gré des besoins immédiats des aménageurs et des promoteurs.